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Par Sef

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Le monstre des abîmes
(2/2)

Lorsque la lumière vive et blanche se dissipa, elle fut aussitôt remplacée par celle des flammes qui l'entouraient. Caldre, qui l'avait rejoint, l'aidait à se relever.
- C'est un sorcier, je me suis fait avoir comme un jeune loup, où est-il passé ? Dit alors Kelgéwar en se relevant et constatant que le feu allait bientôt bloquer toutes les issues. Sans prononcer une parole les deux guerriers prirent la direction de la porte, ou plutôt ce qu'il en restait, et quittèrent les lieux en courant, s'engouffrant dans une nuit éclairée par la lune et le feu.
- La jeune femme, dit Kelgéwar. Elle n'était plus là, c'est le sorcier qui l'a emmené ?
- Oui, il est parti vers l'ouest en l'emmenant de force, répondit Caldre. A mon avis il ne lui fera pas de mal, une jeune Néda comme elle est trop précieuse, il a seulement voulu lui faire peur.
- C'est une vierge, et un sorcier qui achète une vierge Néda ne peut signifier qu'une chose.
- Comment peux-tu être certain de cela ?
- Sa lune n'était pas noircie, c'est le signe qui marque le passage à la maturité sexuelle chez mon peuple.
- Dans ce cas elle court droit au sacrifice. Mais tu ne sais même pas ou il est allé.
- Le médaillon avec lequel il m'a eu, c'était celui d'un Kintar.
- Et alors.
- Lors d'un autre séjour dans cette ville, je suis passé près d'un sanctuaire Kintar, et il est justement situé à l'ouest. Ceci dit, il s'engagea dans une ruelle qui prenait la direction de l'ouest, suivit par un Caldre pas vraiment motivé par la décision de son ami. Ils continuèrent à courir dans les ruelles plus ou moins endormies de la cité, lorsque soudain ils tombèrent face à face avec l'une des patrouilles des redoutés gardes de la ville. Ils étaient neuf, huit soldats et leur chef de garde, armés de boucliers pour tous, d'épées pour la plupart, de fouets et de fléaux pour les autres. Ils n'eurent pas le temps de comprendre qui étaient les hommes qui venaient de sortir de la ruelle, et bien qu'aussitôt prêt au combat, deux furent décapités avant d'avoir eu le temps de lever leurs épées. Les fouets jaillirent, mais la peau tannée des deux guerriers n'en eu que faire, et ils les attrapèrent avec une telle force qu'ils firent lâcher prise à leurs possesseurs. Alors Kelgéwar se jeta sur le groupe, pourfendant trois gardes qui tombèrent à ses pieds, dégageant ainsi la ligne de défense du chef de la section. Celui-ci était un vieux mercenaire d'une grande force, le visage couvert de cicatrice, et il put résister quelques secondes à Kelgéwar, jusqu'à ce que celui-ci lui attrape le bras, le projetant sur son épée qui fit même éclater sa protection en bronze. Kelgéwar avait voulu tuer le chef pour déstabiliser le reste de ses adversaires, mais Caldre s'était chargé d'eux, et il ne restait plus que des corps sans vie éparpillés sur la chaussée. Mais déjà, apparaissaient au loin les silhouettes d'autres unités des gardes qui s'étaient certainement déplacés à cause du feu, et qui avaient assisté de loin au massacre de leurs compagnons. Les deux guerriers se regardèrent sans prononcer un mot, exprimant sur leurs visages un curieux sentiment de fatalité et de plaisir mélangé. Puis ils se postèrent, prêt à combattre l'amas de gardes qui maintenant courrait vers eux en faisant rugir une corne pour appelait les autres unités.

Les deux guerriers s'étaient battus tels des chiens enragés, déchiquetant, trucidant, décapitant, massacrant, leurs épées et eux-mêmes couverts du sang de leurs adversaires déferlant comme une vague sans fin, ainsi que de leur propre sang. Mais le nombre devenait trop important, il ne suffisait plus de projeter sa dernière victime pour repousser ceux qui arrivaient, et bientôt les coups reçus commençaient à faire plus mal, et les muscles à ne plus répondre aux ordres donnés. Les gardes devenaient une véritable armée, accourant de toutes les rues longeant celles où ce tenait la terrible bataille. Puis vint le bruit de chevaux galopant, mais ni Kelgéwar ni Caldre n'y prêtèrent attention, totalement pris dans un combat dont l'issue promise ne leur permettait pas la moindre inattention. Ils commencèrent à comprendre ce qui se passait lorsqu'ils virent les corps tomber autour d'eux sans avoir eu le temps de les toucher. En peu de temps, la vague se mit à perdre de son importance, et ils virent alors qu'ils étaient encerclés d'un groupement de cavalier portant les armes de leur propre armée. Ceux-ci, vêtus de noir, portés par de puissants chevaux à la robe sombre, abattaient sauvagement leurs épées sur les hommes de la garde, provoquant des gerbes de sang et les jetant à terre les uns après les autres dans un fracas de métal, aidé également par leurs puissants destrier dont les sabots éclatèrent plus d'un torse. Le sol était parsemé de chair et de sang, et bientôt les assaillants furent tous repoussés au-delà du cercle formé par les terribles cavaliers noirs. A l'abri de ses adversaires, Kelgéwar, rouge de sang, s'approcha d'un des cavaliers afin de lui parler.
- Heureux de voir les nôtres, dit-il vraiment soulagé. Mais que faites-vous donc ici ?
- Vous ne savez pas, mais nous attaquons la ville, répondit avec étonnement le cavalier.
- Que s'est-il passé ? Je reviens d'une mission en Argor, nous étions ici uniquement pour nous reposer, et je ne savais pas que le prince Ulgar comptait attaquer les Horiens.
- Nous étions postés depuis quelques temps dans les collines au nord de la rivière. Le prince avait appris que la ville servait de relation privilégiée entre Horiens et Rossenniens, et qu'une importante vente de bétail censé soutenir le siège de Borgal allait avoir lieu. Le parti pris des Rossiens ayant cassé l'état de paix, nous attendions le bon moment pour envahir la ville, sans que la garde soit libre de nous contrer en prenant immédiatement les points de défense. Lorsque nous avons vu qu'un incendie avait éclaté dans le quartier principal de la ville, le Général a immédiatement saisi l'occasion et ordonné l'attaque. En arrivant, nous n'avons effectivement rencontré qu'une résistance mineure, la garde occupé ailleurs, et ainsi la tour nord fut prise sans problème. Le reste n'est qu'une question de temps. De plus, il semble qu'une partie de la garde qui se rendait au nord soit passée par ici et soit venu participer au combat au lieu de défendre la ville. Ils ont dû croire que vous faisiez parti des troupes qui avaient commencé à investir la cité. Du coup une grande partie de la garde se trouve maintenant à nos pieds, ce qui va faciliter le travail.
- Heureux pour nous que la neutralité de Yogen soit chose du passé, et que les circonstances nous aient permis d'aider à la prise de la ville. Mais où en êtes vous de l'ouest ?
- Assez loin. De plus c'est la vieille ville, elle est remplie de sectes défendues par des sorciers plus ou moins puissants. J'aimerais pouvoir tous les tuer, mais on risque de devoir s'arranger avec la plupart.
- J'ai justement un compte à régler avec l'un d'eux. Un de vos cavalier peut-il m'emmener jusque là-bas ?
- Bien sûr, je vous donne même quelques-uns de mes hommes, et surtout décapitez ce sorcier et jeter sa tête au feu. Sans cela, on ne peut jamais être sûr d'en être débarrassé.
- J'en prendrai soin.
Tandis que le capitaine de cavalerie choisissait des hommes pour accompagner le guerrier, celui-ci se tourna vers son compagnon qui se reposait, une lame lui ayant tailladé l'épaule. Un cavalier descendu de son cheval l'aidait à se panser.
- Je vais tuer le sorcier et je commencerai ainsi la prise de la partie ouest. J'espère te retrouver là-bas. Sans autre mot, il prit la main de son ami, et les deux hommes se regardèrent avec fierté et compassion. Puis Kelgéwar se retourna et partit en direction d'un cavalier. Celui-ci attendait qu'il prenne place sur son cheval.

L'hideuse tête tentaculaire tomba dans un bruit flasque sur la terre humide. Kelgéwar aida le cavalier à se relever, le bras droit blessé du combat mené contre la créature de l'abîme. Elle était déjà là lorsqu'ils étaient arrivés à la tour Kintar, sortant en rampant du marais qui la longeait. Mais les cavaliers aguerris de l'armée sud de Dolgue étaient habitués à faire face à de tels monstres. Nombre de fois, ils avaient vu l'armée de Rossen utiliser les talents de ses sorciers pour faire appel à des créatures sub-humaines. Sans marquer la moindre surprise, ils se jetèrent sur la chose visqueuse à forme vaguement humaine. Deux cavaliers se détachèrent, faisant mouliner leurs épées et les lançant en direction de la chose. La première épée blessa l'être spongieux, mais celui-ci s'agrippa au deuxième cavalier, le projetant à terre. Il tomba lourdement, le choc amorti par sa carapace de cuir. La créature, un tentacule agrippé à la jambe du guerrier, se jeta sur lui, crachant de son orifice buccal un liquide qui brûla le vêtement de l'homme et continua à pénétrer dans le muscle de l'épaule. Le cavalier poussa un cri de douleur et de rage lorsque soudain une épée siffla au-dessus de sa tête, emportant celle de la chose. Tout cela n'avait pris que quelques secondes, c'était le temps qu'il avait fallu à Kelgéwar pour descendre de son cheval, et se porter au secours du valeureux cavalier.

Tous les cavaliers s'étaient réunis autour de Kelgéwar, formant un cercle l'épée à la main, s'attendant à une éventuelle attaque d'une autre créature de l'ombre. Sans attendre, Kelgéwar donna l'ordre à deux cavaliers de monter la garde et en emmena avec lui deux autres. La lourde porte de l'entrée principale de la tour était évidemment bloquée. Trop épaisse pour être détruite par les faibles moyens qu'ils possédaient, la seule solution était de trouver une autre issue. Le puissant guerrier sembla ne pas en être particulièrement troublé, et il entraîna les deux hommes à l'arrière de la tour, qui était continuée par une bâtisse de pierre.

La bâtisse ne possédait aucune entrée extérieure, mais Kelgéwar et les deux cavaliers purent l'escalader sans peine. Sur le toit, ils trouvèrent une trappe de bois qu'ils s'empressèrent d'ouvrir à coup de hache, faisant voler en éclat le bois relativement peu épais. Débarrassé de l'obstacle, Kelgéwar et les deux cavaliers se retrouvèrent face à un couloir plongé dans l'obscurité, aucun bruit ne leur parvenant. Kelgéwar s'enfonça le premier dans les ténèbres, s'avançant prudemment, l'épée à la main, dans la direction de la tour. Il constata que le couloir, non seulement allait vers la tour, mais conduisait rapidement à un escalier qui s'engouffrait dans les profondeurs de l'édifice. Toujours suivit des deux cavaliers, il distingua au loin une lumière vers laquelle semblait mener les marches, en tous cas était-ce qu'il espérait dans l'obscurité régnante. Au terme d'une longue descente, Kelgéwar arriva bien au seuil de la lumière. Il constata qu'il s'agissait d'une porte menant à un endroit éclairé d'où provenait d'étranges bruits. Bien que persuadé de trouver ce qu'il cherchait au-delà de ce dernier obstacle, le guerrier attendit que ses deux compagnons soient bien à ses côtés avant d'agir. Violemment et dans un cri de fureur, il projeta son épée vers la porte et fit éclater la maigre barrière de bois.

La vierge était quasiment nue, attachée sur un piédestal perché par des cordes au-dessus d'un immense puit rempli d'eau saumâtre, placé au milieu de la vaste salle cylindrique. De nombreuses torches étaient accrochées le long du mur, plongeant la pièce dans un étrange clair-obscur où les ombres dansaient sur le rythme de la cérémonie qui avait lieu. Une sorcière, au corps envoûtant à peine vêtue de quelques voiles volant sous l'effet des courants d'airs parcourant la tour sous l'effet des multiples dépressions, dansait sur un autel face au puits. Sa peau était bleue, sa chevelure de feu dansait autour de sa tête et ses yeux vous glaçaient le sang car ils n'étaient pas humain. Voluptueuse, elle interrompit sa danse incantatoire et son chant dissonant, se tournant avec une grâce féline vers les trois guerriers qui venaient de pénétrer dans le sanctuaire. Son regard était la haine même, et elle se tourna à sa droite en prononçant quelques choses d'incompréhensible pour Kelgéwar, si ce n'était qu'il ne présageait rien de bon pour celui à qui elle le destinait. Suivant alors le regard de la sorcière, il découvrit le sorcier de la taverne, le visage rempli de haine et de stupéfaction. Apparemment, l'arrivée soudaine de Kelgéwar le mettait en situation pénible face à quelqu'un qui lui était supérieur. Mais le sorcier ne tarda pas à reprendre l'initiative, et il s'avança vers Kelgéwar, qui se situait à une dizaine de mètre de lui, en s'apprêtant à sortir ses mains de ses longues manches. Un sifflement se fit entendre, suivit du bruit sourd du corps du sorcier s'écroulant de tout son poids sur la pierre, la gorge transpercée par l'épée d'un des deux cavaliers. Un hurlement aigu se fit entendre. C'était la sorcière, folle de rage, s'envolant de son piédestal vers les profanateurs. Bien que petite et menue face aux robustes guerriers, elle les observa sans crainte, alors qu'eux ne savait trop que faire. L'instant d'indécision fut un instant de trop, déjà ils étaient sous l'emprise du pouvoir mental de la sorcière, incapable de bouger, envoûtés par le désir de son corps voluptueux qu'elle leur offrait sans concession. La domination était presque totale, lorsque la vierge qui attendait le sacrifice, reconnaissant la marque sur le front de Kelgéwar, lui cria des mots dans sa langue natale. Le charme brisé, Kelgéwar envoya bouler la sorcière d'un puissant coup du revers de la main qui l'atteignit au menton. Il constata alors que ses deux compagnons étaient à terre, assommés par le choc qu'avait reçu la sorcière alors qu'ils étaient encore sous son charme. Les laissant récupérer, Kelgéwar se dirigea vers la femme des ténèbres, qui couchée sur la pierre essuyait le sang qui coulait de sa bouche. De nouveau son regard étincelait de malice, et Kelgéwar se rendit compte qu'un immense bruit sourd emplissait la tour. Cela provenait du puits, l'eau débordant sous les remous de quelque chose d'énorme qui s'apprêtait à atteindre la surface. La vierge hurlait de terreur en devinant ce qui allait surgir de sous elle. Kelgéwar était immobile, ne pouvant que regarder la créature titanesque sortir des profondeurs du monde. Elle était mi-mammifère mi-poisson, sa tête composée d'un bec et d'une encolure qui protégeait tout le cou, le tout orné de quatre cornes et de deux yeux qui contenaient toute la magie des ténèbres tandis que des tentacules gesticulants sortaient de la bouche. L'avant de son corps, sortit de l'eau, reposait sur deux monstrueuses pattes dont les extrémités étaient telles des doigts ornés d'énormes griffes. La peau était recouverte d'écailles et le reste du corps, qui était toujours dans le puits, semblait être aquatique. Kelgéwar ne savait que faire, la créature, bien que lente à cause de son poids, se dirigeait vers lui, et il était évident qu'il ne risquait pas de lui faire le moindre mal avec son épée. Il se tourna vers les cavaliers qui se remettaient à peine du choc, constatant qu'ils ne pouvaient lui être d'aucun secours, puis se tourna vers la sorcière qui se moquait de lui avec un large rictus, le désignant à la créature en prononçant des mots qui lui étaient incompréhensibles. Kelgéwar, de rage de ne pouvoir rien contre le monstre qui s'apprêtait à le déchiqueter, à moins qu'il ne se sauve, ce qui était inconcevable pour lui, se rua sur la sorcière dans l'espoir de soulager sa rage sur elle, évitant au passage un coup de corne de la créature abyssale. La sorcière, surprise par la réaction totalement bestiale de Kelgéwar, perdit son expression de malice, cherchant à se sauver. Mais Kelgéwar était plus rapide et il eut tôt fait de rattraper la frêle mais dangereuse créature. A cet instant le monstre poussa un terrible cri tout en étant secoué d'un énorme spasme qui fit trembler les murs de la tour. Tenant la sorcière dans ses puisants bras aux muscles noués, Kelgéwar vit le monstre tourné vers eux, le fixant avec une expression de haine et de peur, ne bougeant plus. Le guerrier, comprenant soudain le lien qui unissait le monstre à la sorcière, plongea son poignard dans le cœur de celle-ci. Le monstre fut aussitôt secoué par un violent spasme qui le fit tomber sur le sol dont il brisa la plupart des pierres. Et tandis que le corps cessait de vivre dans les bras de Kelgéwar, la créature s'enfonça doucement dans les eaux sans fond du puits, disparaissant dans les ténèbres abyssales. Kelgéwar, fasciné par le spectacle, ne s'était pas rendu compte que ce qu'il tenait dans les bras commençait à ne plus avoir grand rapport avec un être humain. Lâchant la chose informe et visqueuse, il se dirigea vers une torche, la prit, et après s'être assuré d'avoir tranché ce qui semblait être sa tête, mit le feu à une chose qui ressemblait à la créature qui les avaient attaqué au pied de la tour, mais en moins humain. Il fit subir le même sort au corps de l'autre sorcier, mais celui-ci avait gardé figure humaine après son trépas.


Kelgéwar, montant un magnifique destrier noir portant les armoiries de la garde de Yogen, regardait au loin la cité s'éveiller avec un nouveau maître, quelques flammes s'élevant ici et là, témoignant encore des batailles qui avaient eu lieu durant la nuit. Caldre était comme toujours à ses côtés, lui aussi montant un cheval récupéré à la garde de la cité.
- Que vas-tu faire d'elle, dit Caldre en désignant la jeune femme qui dormait appuyée contre le dos de Kelgéwar, les bras autour de sa taille.
- Je crois que c'est le signe que j'attendais pour retourner dans mon pays meurtri. J'ai assez appris à parcourir la Norstralie comme mercenaire, il est tant que je combatte pour moi maintenant.
- Je ne pourrais pas te suivre dans cette aventure Kelgéwar, mon peuple à moi est ici.
- Je sais, mais il n'est pas dit que nous ne combattrons pas de nouveau ensemble.
- J'espère bien, et surtout fait attention que d'autres sorciers ne cherchent une vierge Néda pour un sacrifice.
- Il me suffit de la regarder pour être certain que la question sera vite réglée. Le sourire qu'afficha Kelgéwar en prononçant ces mots provoqua la franche hilarité de Caldre, et les deux hommes se mirent alors à rire de bon cœur.

Fin !

 

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