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Lhomme
... à modeler Nul na connaissance de la terrible et troublante histoire de Steven, cet artiste solitaire qui a tellement fait parler de lui au début du vingtième siècle. Celui-là même qui a acquis le surnom et limage de boys-band même sil était seul sur scène et cela à cause de cette déferlante de nombreux groupes de ce style dans ces années-là. Certains racontent quil se serait suicidé et dautres disent quil aurait choisi de terminer sa vie dans un village inconnu de tous et perdu au fin fond de la planète. Daprès eux, il aurait eu peur de la gloire ou ne supportait plus de se faire harceler par des milliers de fans et de journalistes assoiffés de mots, dimages ou dautographes. Toutes ces histoires ne sont que des mensonges ou presque mais moi, je connais la véritable version et je vais enfin la dévoiler. Elle na rien à voir avec toutes ces rumeurs débiles, inventées par des fans hystériques ou des jaloux qui auraient tant aimé être à la place de ce monstre du show-business pour ainsi devenir aussi fortuné et se faire admirer par les plus jolies et, parce quil ne faut pas le cacher, les plus laides filles de la terre. Les potins me diriez-vous, on sen fout complètement et lon ny prête pas la moindre intention ! Je vous confierais juste que vous avez bien raison. Quoique, comme la plupart des gens le savent, les rumeurs ne sont quune partie de la vérité. Donc, je nai plus quune seule chose à faire : vous narrer sa véritable histoire mais accrochez-vous car ce qui est arrivé à Steven est ce qui peut arriver de pire à un boys-band. * Steven venait juste davoir ses vingt-trois ans lorsquil reçut sa première lettre provenant dun fou voire dun jaloux qui le menaçait de mort. Il était déjà une des plus grandes stars du monde et le genre féminin navait dyeux que pour lui. Son manager était fier de sa machine à fric et il le pouvait, son compte en banque augmentait à chaque seconde qui sécoulait. La maison de production de Steven avait doublé, même triplée son chiffre daffaire et cela grâce à un seul homme. Ce type avait, et je dois lavouer, un sacré beau physique et surtout beaucoup de chance. Dirais-je cela par admiration ou par jalousie ? Aucunement et vous allez vite comprendre pourquoi. * Cest après sa première lettre de menace de mort que Steven en commença une immense collection, toutes semblables et provenant le plus souvent du même illuminé. Bien sûr, il en avait peur et prenait ces menaces au sérieux mais cela ne lempêcherait sous aucun prétexte de manquer un seul de ses spectacles. De plus, il disposait des gardes du corps les plus entraînés que lon ait jamais vu. Un dimanche comme tous les dimanches, Nicky, son coach vînt lui rendre une petite visite pour le mettre au courant du planning de la semaine à venir. Commençons par les concerts, expliqua til en pensant à tout largent quil allait encore récolter, tu en as mardi, jeudi et samedi. Lundi et mercredi, tu auras deux dînés suivis des habituelles séances dautographes et si loccasion de faire des interviews se présente Tu les fais ! Je ne veux aucune objection de ta part, ce sont tout de même les médias qui font ton succès et sans eux pour parler de toi à travers le monde, tu ne serais rien. Jai aussi pris un rendez-vous samedi avec un sculpteur sur pâte à modeler, il vient tout droit dItalie rien que pour timmortaliser, ça va faire du bruit car ça va être la première fois quune star va avoir une copie delle en pâte à modeler, dhabitude elles font cela avec de la cire mais là On va parler de toi. Tout ce que tu auras à faire, ce sera de tassoire et de ne pas bouger et pendant ce temps, lui, se contentera de sculpter ton image grandeur nature, ce nest pas trop compliqué. Cela te convient ou non ? « Quelle question bête ! » Faillit rétorquer Steven mais il valait mieux pour lui déviter de répondre de manière à son coach, il savait mieux que personne que cétait surtout grâce à Nicky que sa gloire était à ce niveau. Il se contenta seulement, et avec un sourire un peu crispé, de répondre par un : « Pas de problème. » La semaine se déroula une fois de plus à merveille. Les dîners, les séances dautographes, les interviews et les concerts firent un triomphe phénoménal, tout allait bien jusquà samedi matin lorsque Steven reçu encore une lettre qui le menaçait de mort. Bien sûr lui et son entourage avaient déjà prévenu la police mais ils narrivaient pas à remonter jusquà la source, chaque envoi seffectuait dans des nouvelles différentes. Ils découvrirent seulement juste par déduction que ce cinglé avait préparé son coup bien avant lenvoie de la première lettre. Cette dernière menace de mort était bien plus effrayante que toutes les autres car le futur meurtrier anonyme précisait quil allait bientôt accomplir ses écrits et cela lorsque la star du show-business sera sur scène devant des milliers de fans en délire. Steven sentit la panique, la peur monter rapidement en lui et se surpris, pour la première fois de sa vie, à refuser tous ses prochains concerts, du moins jusquà ce que le détraqué se calme ou soit arrêté. Il ne désirait pas mourir et encore moins sur scène. Dès que le manager eut pris connaissance des dernières intentions meurtrières du névrosé, il engagea de suite une nouvelle escorte de gardes du corps qui seront chargés de la sécurité du boys-band dans la salle de concert comme dans les coulisses. Certains seront mélangés au public et dautres se feront passer pour du personnel. A ces mots et à ce dessein daugmenter la sécurité, la peur qui avait pris place dans lâme de Steven se dissipa et lui permis de reprendre confiance en lui. Hormis ce misérable problème, la journée se fît sans autres ennuis. Il était quatre heures de laprès-midi, heure à laquelle le Show-Man avait rendez-vous avec le fameux sculpteur italien : Roberto, un assez vieil artiste aux cheveux gris et aux yeux bruns. On pouvait facilement sapercevoir quil avait des années de pratique derrière lui, il savait exactement ce quil avait à faire et la façon dont il allait sy prendre. On pouvait aussi déceler quelques tremblements aux mains comme sil était atteint dune épouvantable maladie telle que Parkinson. Inquiet pour sa beauté physique, le boys-band demanda avec hésitation et une maladroite indiscrétion si les tremblements du vieillard affecteraient sa future statue de pâte. Le pauvre vétéran surpris et vexé par cette question lui jeta un regard de haine et lui répondit violemment quil avait toujours accomplit un travail dartiste et que rien au monde et surtout pas ses tremblements ne lempêcheront de faire la copie en pâte de qui que ce soit avec la précision et la qualité qui à fait de lui un sculpteur aussi célèbre. Environ une heure plus tard, le sosie sans vie du boys-band fût achevé, on aurait jamais cru que cette statue puisse être faite en pâte à modeler tellement elle lui ressemblait, tellement elle était réaliste. Cest inimaginable quun sculpteur même expérimenté comme Roberto puisse cloner à la perfection un modèle tel quun humain : un corps, un visage, une expression et même un sentiment. Le vieil italien était fier de son uvre tout comme Steven et son manager. Le boys-band envoya un discret regard dexcuse au sculpteur qui ne pouvait contrôler les tremblements de ses mains puis repartit chez lui, accompagné de son coach, après que linévitable séance dautographes se soit achevée. La nuit tomba et Steven ne pouvait sempêcher de penser à son futur assassin. Ne réussissant pas à sendormir, la star du show-business ne trouva nulle autre solution que de regarder la télévision, espérant ainsi que la lumière projetée pas le poste suffirait à lui fatiguer les yeux pour quenfin il oublie ses soucis et puisse trouver le sommeil mais son idée ne fonctionna point. Alors pour tuer le temps, suivit par deux de ses gardes du corps et surtout sans prévenir son manager qui ne laurait jamais laissé faire, il sortit rendre une petite visite à son double sans vie. Arrivé au musé, il se dirigea directement vers laccueil, la caissière le reconnu instantanément et le laissa passer gratuitement en lui demandant poliment de se dépêcher car le musé nallait pas tarder à fermer ses portes. Chose faite, il entra et attrapa la première femme de ménage quil vit, lui demanda les clefs de salle où sa statue était enfermée, attendant paisiblement le jour de linauguration, puis il se rendit à sa rencontre. Après que les gardes aient effectué leur petit contrôle de routine, Steven leur ordonna dattendre devant la porte dentrée. Les deux gorilles sexécutèrent mais ils prirent bien soin de laisser la porte entrouverte au cas ou ! Brusquement la musique qui rendait lambiance si calme et si détendue se tue, ne laissant place quà une voix de femme stridente et nettement moins harmonieuse : Mesdames et messieurs, le musé fermera ses portes dans quinze minutes. Veuillez commencer de vous diriger vers la sortie, merci de votre compréhension. Encore quelques secondes de silence puis la musique repris ainsi que son atmosphère de tranquillité. Quinze minutes, Steven avait largement le temps de contempler son immobile sosie, ce quil fît. Tout en ladmirant, le boys-band narrêtait pas de se remémorer les lettres ainsi que les intentions meurtrières du malade qui voulait tant le supprimer. Il se les visualisa, mots par mots, menaces par menaces, de la première à la dernière lettre récemment reçue. Steven sapprocha lentement de la statue, sagenouilla puis tomba en pleurs. Il ne voulait pas mourir, pas si jeune, il nétait pas prêt à affronter la mort et encore moins sur scène, devant des milliers de personnes. Il se releva, essuya ses larmes puis machinalement, il sentretint avec : Je ne sais pas pourquoi je converse avec toi, dit-il, mais jai besoin de parler à quelquun ou à quelque chose. Je pourrais aussi discuter avec Dieu mais il nest pas en face de moi et de toute façon il ne me viendra pas en aide Toi non-plus dailleurs. Jai des gros soucis, jai très peur dun homme que je ne connais absolument pas, il veut massassiner et cela en public. Je sais que cest un homme parce quil ma clairement expliqué sur une de ses dernières lettres quil men voulait à mourir car sa femme navait désormais dyeux que pour moi, quelle narrêtait pas de lui parler de moi et quelle avait décoré sa chambre de posters de moi. Il est stupide de vouloir détruire la vie dun homme juste par jalousie. Je ny peux rien après tout, je nai fais que mon travail, ce nest quand même pas de ma faute sil y a des fous qui circulent en toute liberté. A vrai dire, cest la première fois depuis longtemps que jai peur, jai toujours eu mon manager et mes gardes du corps pour me protéger mais cette fois-ci, je crois quils ne pourront pas faire dérailler le train de la haine qui hante cet homme. Je ne sais plus quoi faire Si seulement tu savais à quel point jaimerais être à ta place Quand on y pense, tu nas aucuns problèmes. Ce que je veux dire, cest que si tu te prends un coup de couteau ou la balle dun revolver de nimporte quel calibre, il suffirait juste de te remodeler et ce serait repartit pour de nouvelles aventures, de nouvelles tournées. Pas de sang qui coule, pas de cicatrices et le plus important : pas de problèmes de santé. A peine Steven eut-il achevé sa dernière phrase que sa copie sans vie souvrit en deux, une puissante lumière blanche en jaillit de ses entrailles aveuglant complètement le boys-band qui perdit connaissance avant dêtre attiré ou plutôt traîné par et vers linconnue. Ce nest que le lendemain matin que Steven séveilla paisiblement allongé sur son lit comme si ne rien sétait passé la veille. Lesprit confus, il se demandait sil avait rêvé ou si cétait bien arrivé car dun côté, cela lui avait semblé bien réel mais de lautre, cétait complètement surréaliste. Enfin lhalluciné se leva lorsque quelquun frappa à la porte de sa suite. Il ouvrit et découvrit Nicky, à bout de nerfs, accompagné de deux policiers. Espèce dabruti ! Injuria son manager en entrant. Que sest-il passé dans ta misérable cervelle pour que tu oses sortir sans penser à me prévenir ? Jaimerais tout de même que tu mexpliques ce qui cest passé hier soir au musé. Les deux policiers formaient un joli couple, lun était gros avec une moustache finement taillée, lautre était maigre et pas vraiment souriant. Sans leurs uniformes et sans cette ridicule moustache, on aurait pu croire avoir affaire aux Blues brothers en personne. Salut mon gars ! Lança le premier dun air bien sympathique. Je me nomme Hermann, comme la dit ton coach, moi et mon équipier aimerions connaître en détail le déroulement de ta soirée dhier. Il y a un problème, répondit le boys-band, je ne me rappelle plus de rien, je me souviens juste que je suis entré dans la salle où est entreposée la statue et après, cest le vide. Ce nétait donc pas un rêve, pensa Steven tout en admirant la moustache du gros. Il préférait cacher la vérité pour linstant et de ce fait ne pas être pris pour un fou, de toute manière il ne savait plus vraiment ce qui sétait passé. Il apprit, grâce à ce que lui a raconté Hermann quil avait été retrouvé par le gardien du musé qui faisait sa ronde habituelle. Le surveillant, stupéfait de voir la scène quil venait de découvrir appela sans attendre les urgences. Steven avait été retrouvé inconscient, couché à terre et ses deux gardes du corps étaient agenouillés devant lui, il ne cessait pas un instant de répéter toujours les mêmes phrases : Dieu est venu le chercher ! Dieu la emporté avec lui ! Les deux gardes seront sûrement suivis par des psychiatres et il est impossible aux policiers chargés de lenquête de comprendre quoi que ce soit en visionnant les caméras de surveillance, celles-ci furent éblouies par une puissance lumière de source inconnue. Cest lorsque le boys-band apprit que la statue avait disparue quil se rappela de la totalité des événements, il compris ce quil sétait réellement produit. Il était entré dans la statue, elle sétait ouverte, projetant une intense lumière et lattira vers elle. Ca lavait aspiré, exhaussant les souhaits du boys-band, enterrant ses peurs. Son corps de chair et cette pâte à modeler ne faisait plus quune seule et même personne. La statue est devenue Steven. Steven est devenu la statue. A cette idée, il changea radicalement de couleur, se tâtant la peau, il ne sut sil elle était froide ou chaude, il avait perdu le sens du touché. Le doute avait pris place dans son esprit, il est complètement impossible que quelquun puisse se transformer du jour au lendemain de simple homme de chaire et de sang en un nouvel être de pâte à modeler. Steven navait quun seul moyen de savoir sil était devenu lhomme de pâte quil croyait être. Ainsi, il se rendit dans la salle de bain, ouvrit une armoire à pharmacie, en sortit une paire de ciseau et sentailla le bras, la douleur nétait pas au rendez-vous, le sang non-plus. A cette découverte, il fit éclater un horrible, un atroce rire de joie, de gloire. Le rire dun homme possédant des pouvoirs surnaturels dont limmortalité. Il fallait à Steven aller encore plus loin, il lui fallait faire ce quaucuns hommes navaient jamais réalisé auparavant sans en payer les conséquences. Il se planta les ciseaux en plein dans le cur : rien à signaler sauf que il vivait. Lorsquil les ressortit, il posa sa main au niveau du trou et à sa surprise, il ne sentit aucun battement. Environ deux heures plus tard, Nicky frappa à la porte et Steven lui ouvrit avec un énorme sourire radieux. Jespère que tu tes bien reposé, lui dit son coach en pénétrant dans la suite, parce que cest lheure du planning de la semaine. Tout dabord, tu as des séances dautographe et des interviews lundi et jeudi. Mardi, tu nas rien de prévu alors ce ne serait pas mal que tu fasses un peu dexercices, de plus, ça te ferait du bien. Sinon, jai préféré limiter les concerts, après ce qui tes arrivé hier soir et sans compter les menaces que tu as reçues, il vaut mieux ne pas en faire de trop et puis tu as besoin de repos. Donc, tu nas quun seul concert vendredi soir mais ne tinquiètes pas, les types de la sécurité sont hyper bien entraînés, tu te contenteras juste de danser, chanter et chauffer la salle mais à aucun moment tu ne dois penser à lautre cinglé et gâcher le spectacle. Daccord ? Il ny a aucun problème pour moi sauf que En ce qui concerne le pauvre gars qui veut massassiner, saches que je nai plus peur de lui et que je fais entièrement à mes gardes du corps et aux hommes de la sécurité. Par contre, jai une question à te poser : Que vais-je faire mercredi et samedi ? Ah oui ! Javais oublié. Ces deux jours-là, tu seras linvité de deux émissions télévisées et je vais aussi te prendre un nouveau rendez-vous avec litalien pour refaire une statue de toi. Non-merci ! Objecta Steven. Tu nas pas intérêt à faire cela. Je nai plus envie de poser et je ne veux plus de copie de moi. Il y a juste un service que tu pourrais me rendre, jaimerais que tu mobtiennes un entretient avec ce sculpteur mais seulement pour discuter de sa création. Bien sûr, si cela ne te dérange pas, je voudrais que le tête-à-tête se déroule juste après lémission de mercredi et quand je dis tête-à-tête, cela veut dire lui et moi sans toi. Jespère sincèrement que cela ne te vexe pas de ne pouvoir y assister mais ce dont nous allons parler est beaucoup trop personnel pour que tu sois au courant et que tu ty en mêle. Et je ne veux pas de questions. Nicky repartit sans mots dire tandis que le boys-band resta chez lui, sans bouger, fier davoir pour une fois imposé son avis et ses intentions, ce qui a cloué le bec de son chef. Lartiste ne pensait plus quà explorer et découvrir les avantages que lui réservait son nouveau corps. Il samusa à se couper les doigts, les veines, se planter les ciseaux dans les mains, le crâne, la gorge, le ventre, sans en éprouver la moindre souffrance, la moindre gêne, remodelant son corps à volonté, néprouvant ni le besoin de boire, ni celui de manger. Il se sentait fort, puissant, un nouvel être, un surhomme. Il était heureux de ce quil est devenu, de ce quil lui est arrivé, il ne décela aucune imperfection sur son nouveau corps jusquà ce quil décide de sécraser une cigarette sur la joue. Elle fondit à son contact et linstrument de torture la traversa de part en part. Steven fit un bond sur place, il était en face dun sérieux inconvénient, il fallait voir les dégâts causés par la cigarette, elle lui avait fait un joli trou au beau milieu de la joue. Après un inévitable petit remodelage, une idée lui vînt à lesprit, une terrible angoisse : fondre sur scène. Avec la chaleur qui règne à chaque concert, il est certain que la star du show-business se dissoudrait au prochain en quelques secondes et devant des milliers de spectateurs et de téléspectateurs. Dés quil repris le dessus sur cette nouvelle peur, il réfléchit à ce problème, il fallait vite y remédier et il ne trouva quune seule solution. Il téléphona en quatrième vitesse à son coach pour lui ordonner de remplir les prochaines scènes de concert de tous les ventilateurs quelles pourront contenir. Au début, Nicky contesta les incompréhensibles caprices de son protégé mais à force dinsister et en utilisant un peu de marchandage, le manager ne pu quacquiescer. Le seul ennui qui aurait pu provoquer larrêt momentané des concerts à venir venait dêtre enrayé. Soulagé, le reste de sa journée de déroula sans autres soucis, il tua le temps comme il le pouvait : en explorant les capacités de son corps de pâte, en se torturant du mieux quil le pouvait mais ce petit jeu le lassa vite. Au bout de quelques heures, lennui revînt en force. Le bourreau ne savait plus quoi saffliger. Ce dimanche comme tous les dimanches, il ny avait que lennui qui samusait et cela même avec sa nouvelle attraction qui avait transformé, pour peu de temps seulement, le jour du seigneur en jour du saigneur. Ce nest quau moment où il éteignit la télévision que la sonnerie du téléphone retentit, il décrocha et reconnu la voix du policier qui était venu lui poser des questions. Hermann lui apprit que le sculpteur italien était introuvable, il navait non pas disparut mais cétait comme sil navait jamais existé. Lhôtel où habitait normalement Roberto navait aucune réservation à son nom et le personnel jure ne lavoir jamais vu tout comme au musé où pourtant il avait réalisé un chef-duvre à leffigie du boys-band. Roberto était inexistant. Il ny avait que Steven, son manager, les deux policiers et ses deux gardes du corps devenus fou qui avait entendu parler de ce vieillard italien. Ce nest pas grave ! Termina le boys-band en raccrochant.
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