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Par
Guillaume
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Beaux-Chants et Chants-de-Feu
Anne
Leblanc se réveilla à cause du brouhaha provoqué
par la télévision… Elle était saucissonnée
et bâillonnée dans un salon…
«
-… Nouvelle de dernière minute, la chanteuse française
Anne Leblanc a été enlevée ! … »
Elle
a été enlevée ? …
«
- Personne ne sait qui sont ses ravisseurs et ne sait la raison qui les
ont poussés à faire cela. Le premier ministre nous a aussi
informé qu’aucune rançon n’a été
demandée… » lança le commentateur avec un sourire
pincé.
«
- Demander une rançon ! Quelle idiotie ! » lâcha une
voix d’homme venant de la cheminée.
Anne l’aperçut : il était grand, aux cheveux blonds,
assez fort ; un homme de main en réalité.
« - Ne les juge pas trop sévèrement Matt, ils ne savent
rien sur les pouvoirs de cette fille ! » dit un autre homme blond,
moins grand et plus grassouillet que le premier.
« - Tu me fais rire, Alex ! » fit le dénommé
Matt.
Anne n’en croyait pas ses yeux. Elle, Anne Leblanc avait un pouvoir
? Non, c’est insensé ! Et pourtant il n’y avait pas
d’autre possibilité car sinon, pourquoi ses ravisseurs l’auraient
capturée et mise dans ce salon humide et lugubre. Ce salon, qui
ne possédait que deux ouvertures : une porte et une fenêtre
; ce salon, qui avait simplement pour meubles un canapé et une
table où était posée la télévision.
Que faisait-elle ici ? Et puis ce pouvoir…, de quelle sorte était-il
pour que ces individus se saisissent de sa personne ? Elle ne le sut pas
puisque nos deux jeunes hommes, toujours persuadés qu’elle
dormait, changèrent de sujet…
«
BOOM »
La
porte à l’opposé de la salle sauta de ses gonds. Une
dizaine d’hommes armés jusqu’aux dents entrèrent
et firent à Alex et à Matt de graves blessures : «
Ses attaquants étaient attaqués ! »
Les
nouveaux venus mirent peu de temps à immobiliser nos deux blondinets.
C’est au moment où un homme de petite taille s’avança
pour la libérer qu’Anne découvrit que d’autres
personnes étaient restées en arrière.
« - Qui êtes-vous ? lança la chanteuse française.
- Vous manquez de politesse… » lui fit remarquer l’homme
de petite taille.
Anne se sentit rougir, ses hommes venaient de la sortir d’un mauvais
pas et elle n’avait pas dit…
« - Merci », reprit-elle timidement.
- « Ce n’est rien, n’en parlons plus,… Je me présente
: Je suis le maître chanteur Antonio de Segovia et j’avais
à peine huit ans lorsque je suis venu m’installer en France
avec mes parents. J’ai donc fait mes études dans ce beau
pays… toutes ces personnes sont des chanteurs et des chanteuses
expérimentées. » continua Antonio en suivant le regard
d’Anne.
Tout était confus dans la tête d’Anne : Elle, Anne
Leblanc, avait un pouvoir ; Elle, Anne Leblanc, s’est fait enlever
; Elle, Anne Leblanc s’est fait délivrer par une bande de
musiciens.
« - Vite, partons d’ici ! » lança un homme resté
en arrière.
-« Tom a raison. »
Anne sortit de ce bâtiment avec la plus grande escorte qu’elle
n’eut jamais eue… Sa vie avait toujours l’air d’être
en danger, mais quel était ce danger ?
« - Où allons-nous ? finit-elle par demander.
- Au quartier général des Beaux-Chants ! Nous vous expliquerons
tout lorsqu’on y sera…», répliqua l’un
des hommes qui était à ses côtés.
Son ton sec ne permettait aucune objection, il fallait qu’elle se
taise jusqu’à ce qu’on arrive à bon port.
Ils
marchèrent, marchèrent et marchèrent…
Puis ils pénétrèrent dans une forêt. Parfois
elle trébuchait, mais toujours une main venait la soutenir pour
continuer à aller de l’avant. Et enfin, dans une clairière,
ils s’arrêtèrent. Antonio s’était penché
sur le sol et l’examinait avec minutie.
« - Elle est ici. », finit-il par dire.
« - Alors allons-y tous ensemble ! », fit le dénommé
Tom qui avait suggéré de partir rapidement de chez les ravisseurs
d’Anne quelques heures auparavant.
A la grande surprise d’Anne,… ils se mirent à chanter.
Un chant qu’elle ne connaissait pas et, elle en était sûre,
qui ne venait pas de France. La suite fut troublée, on aurait dit
un tremblement de terre. Anne ferma les yeux et ne les rouvrit que lorsque
le bruit cessa. Elle fut d’autant plus surprise en apercevant une
parcelle de terre qui était hors sol et laisser apparaître
un peu plus loin un escalier qui s’enfonçait dans l’obscurité.
Les hommes d’armes la poussèrent délicatement vers
celui-ci tandis que les autres continuèrent à chanter. Dès
que tout le monde fut entré, le chant s’arrêta brusquement
et la plaque de terre recouvrit l’entrée. Ils étaient
maintenant dans le noir le plus complet. Anne était trop émue
pour parler. Les premiers éclairèrent avec quelques flambeaux
les marches qu’ils descendirent et les conduisirent jusqu’à
une vaste pièce qui servait de hall d’entrée.
Là, c’était la fête !
« - Vous avez réussi ! », lança une voix.
« - Bienvenue chez les Beaux-Chants, Madame Leblanc ! », en
lança une autre.
Mais rien de tout cela n’intéressa Anne, ce qu’elle
voulait, c’était dormir. En effet, la fatigue de cette marche
forcée et certainement la peur, l’anéantirent complètement.
Elle fit part de son souhait et on la conduisit dans sa chambre. Elle
tomba sur le lit et s’endormit sans avoir pris la peine de se changer.
Après
un long sommeil réparateur, Anne se réveilla emmitouflée
dans des couvertures, ses hôtes s’étaient occupés
d’elle. Elle sortit de sa somptueuse chambre et chercha tant bien
que mal le chemin qu’elle avait emprunté la veille. Cependant
elle n’y parvint pas et fort heureusement pour elle, Antonio de
Segovia était dans les parages. Ils prirent ensemble un copieux
petit-déjeuner et Anne en profita pour le questionner :
« - Hier, je vous ai vu superviser les opérations, qui êtes-vous
exactement ? » questionna la Française.
« - Je suis souverain des Beaux-Chants et mène toutes les
expéditions dangereuses… Les Beaux-chants est un regroupement
d’hommes qui ont pour mission de surveiller l’apparition de
nouveaux chanteurs-confirmés, de les éduquer, de leur indiquer
la voie claire et surtout ils surveillent notre pire ennemi appartenant
aux forces du mal : les Chants-De-Feu ! Ce sont eux qui ont essayé
de vous kidnapper. » expliqua le petit homme.
« - Mais pourquoi moi ? » demanda la jeune fille.
Anne avait une idée de la réponse mais elle voulait se l’entendre
dire.
« - Parce que vous êtes une chanteuse confirmée,…
parce que vous avez un pouvoir ! » lui répondit l’ex-espagnol.
« - Un pouvoir, moi ? » fit Anne tout en continuant d’être
étonnée elle-même.
« - Oui et non, commença le chanteur-magicien, ce n’est
pas vous qui l’avez, ce sont vos cordes vocales. Elles sont extrêmement
bien faites et permettent d’interpréter et rajuster les chants…
Si avec les cordes vocales dont vous êtes pourvue, vous apprenez
et chantez les chants sacrés inscrits dans Le Livre Des Chants
Magiques, vous pourrez faire des choses fabuleuses… mais certaines
personnes utilisent ce pouvoir en favorisant la voie du mal… »
« - Comment fait-on pour apprendre à se servir de ce pouvoir
? » demanda Anne très intéressée.
« - C’est le maître-chanteur qui vous prend comme élève
et qui vous explique tout. D’ailleurs vous assisterez dès
demain matin à un de ses cours et vous me direz par la suite si
cela vous intéresse. » fit l’homme.
Bien sûr que cela l’intéressait, et d’ailleurs
elle ne pouvait rentrer chez elle puisque dès son retour, elle
se ferait de nouveau capturer par les hommes de Chants-De-Feu, ces chanteurs
aux pouvoirs diaboliques. Mais elle attendit le lendemain pour faire part
de sa décision.
« - Pourquoi les Chants-De-Feu s’intéressent-ils à
mon pouvoir alors qu’ils le détiennent aussi ? » reprit
Anne.
« - J’espérais que vous ne poserez pas cette question.
Je ne peux rien vous dire pour l’instant… » fit Antonio
d’un air évasif.
Le
lendemain Anne descendit prendre un petit déjeuner durant lequel
Antonio se joignit. Dès qu’ils eurent fini, il la conduisit
vers la maîtresse-chanteuse Marine qui donnait cours à son
élève Julien. Ce dernier avait déjà quelques
mois d’expérience devant lui. Il arrivait à faire
léviter des objets et tout autre chose grâce à son
chant… Anne était passionnée, elle admirait tellement
le jeune homme qui arrivait à faire cela quelle ne vit pas le temps
passer. Trois heures s’écoulèrent avant qu’une
pause soit accordée.
« - Tu te débrouilles magnifiquement bien ! »
« - Merci Anne, et toi, vas-tu t’y mettre ? »
« - Oh oui, c’est certain ! » dit-elle avec jubilation.
Anne prit son repas avec le maître Antonio, la maîtresse Marine
et Julien. La conversation s’orienta vite sur ses projets :
« - Alors Anne, veux-tu apprendre les chants sacrés ? »
La jeune fille fit un signe affirmatif tout en finissant d’avaler.
« - Très bien, reprit le maître des chants, je vais
te prendre comme élève. Il te faut aussi choisir un parrain
ou une marraine. »
Anne se tourna instinctivement et avec espérance vers Julien.
« - D’accord ! fit celui-ci après un moment de réflexion.
« -Très bien, levez-vous tous les deux ! » demanda
l’espagnol.
Anne se trouvait au milieu des deux hommes qui étaient tous deux
face à face en se tenant les mains. Le maître-chanteur fredonna
une chanson très amicale. Maintenant, Anne était officiellement
l’élève d’Antonio de Segovia et la filleule
de Julien.
Les
mois passèrent… Anne se débrouillait encore mieux
que son parrain, ce qui n’était pas peu dire… Son maître
lui avait révélé que les études pour devenir
maitresse-chanteuse duraient environ une année et qu’elle
avait déjà pris un mois d’avance. L’ambiance
était telle que personne ne s’ennuyait ! Cependant ce ne
fut pas toujours le cas puisqu’un soir…
« - Anne, ce soir je ne pourrai pas te faire cours. Les Chants-De-Feu
ont encore capturé un chanteur. Il faut qu’on aille le chercher.
Marine restera pour veiller sur toi et ton parrain. »
« - Prenez bien soin de vous, maître ! »
Anne savait que ces missions étaient très dangereuses pour
les Beaux-Chants car si l’ennemi trouvait la base…
L’heure du départ vint, mais lorsque Anne dit au revoir à
Antonio, elle eut l’horrible impression qu’elle ne le reverrait
plus jamais. Ils partirent dans la nuit noire. Anne et les autres attendirent
leur retour dans le hall. L’aube se leva et ne laissa place à
aucune équivoque. Tous comprirent que c’était une
cause perdue. Ils retournèrent silencieusement les uns après
les autres dans leur chambre. La maîtresse Marine se retrouvant
seule avec ses deux protégés, les emmena dans sa chambre.
« - J’ai à vous parler, écoutez-moi bien sans
m’interrompre. Ce qui s’est passé cette nuit est une
vraie catastrophe, commença-t-elle. Non seulement beaucoup de chanteurs-magiciens
y ont laissé leur vie, mais cela veut dire aussi que le «
Chef des Brigands » sera bientôt de retour… Il y a quelques
années, lors d’un duel contre le meilleur des nôtres
: Antonio de Segovia, le chef des Chants-De-Feu a perdu sa voix. Antonio
a survécu de justesse mais il avait provoqué chez le maître
ennemi, l’impossibilité de parler. Depuis ce temps, ce dernier
cherche à capturer des chanteurs de haute qualité pour pouvoir
les exploiter et il a réussi hier soir… Dans peu de temps,
il échangera les cordes vocales du prisonnier avec les siennes…
»
L’humeur
n’avait jamais été aussi maussade chez les Beaux-Chants
mais ce qui étonnait tout le monde c’était que le
« Chef des Brigands » n’avait pas encore agi…
Anne finit son éducation avec la maîtresse de son parrain
et devint maîtresse-chanteuse. Maintenant elle savait se défendre
lors d’un duel. Julien devint aussi maître-chanteur peu de
temps après elle…
Les
Chants-De-Feu ne mirent pas longtemps pour changer les cordes vocales
puisque un mois plus tard :
« - Demain, ils fileront à Paris pour s’en prendre
à la tour Eiffel… »
Anne n’avait encore jamais vu cet homme cela ne faisait aucun doute,
c’était l’un de nos espions implanté chez l’ennemi.
En plus de l’humeur lugubre, la panique s‘installa chez les
Beaux-Chants et tous parlaient en même temps.
Anne aurait voulu les calmer mais il lui était impossible de se
faire entendre.
« -Silence ! » rugit Julien.
« - Merci. » lui fit Anne.
Cette dernière était maintenant respectée par tous
puisqu’elle avait atteint le niveau de son maître : le célèbre
Antonio de Segovia, mort en héros.
« - Amis de toujours, nous avons déjà perdu une fois,
maintenant on apprend que nos ennemis jurés veulent prendre dès
demain l’un des plus beaux monuments de la France et ils n’en
resteront certainement pas à ce seul méfait. Allons-nous
les laisser faire et nous avouer vaincus ou… »
Elle n’eut pas le temps d’exposer ses idées, qu’une
personne la coupa :
« - Nos voix ne serviraient à rien s’il faut vivre
ici à jamais. Il faut les arrêter et pour retrouver notre
liberté… »
« - Oui, tous aux armes ! » lança ironiquement un individu.
Des rires éclatèrent, c’était Marc qui venait
de les provoquer. Il était bien connu puisqu’il remontait
à tout moment le moral des troupes.
« - Silence ! . » rugit de nouveau Julien qui avait gardé
son sérieux.
« - Très bien. » reprit calmement Anne, puisque nous
sommes tous d’accord, allons nous coucher, nous aurons beaucoup
à faire demain. »
« - Une minute ! lança la voix douce et chaleureuse de Marine.
Tu n’as pas oublié leur chef par hasard ? Il est…
« - Je m’en occuperai moi-même ! » coupa Anne
d’un ton sec et décidé pour ne pas alerter ses compagnons
mais au fond d’elle-même, elle tremblait… »
Le
lendemain, il n’y avait qu’une voix animée au petit
déjeuner : celle de Marc. Toutes les autres étaient silencieuses.
Même Anne n’osait pas parler, elle savait ce qui l’attendait
: un duel ; mais pas n’importe lequel puisque ce serait certainement
contre l’une des personnes les plus puissantes qu’elle n’eut
jamais vue. Toujours en silence, ils regagnèrent leur chambre les
uns après les autres pour retourner aux préparatifs. Anne
prit une corde et la mit dans son sac à dos ; après un moment
d’hésitation elle prit aussi le poignard que son maître
lui avait offert à son anniversaire. Ce dernier était orné
de diamants. Elle le considérait comme un talisman, et pour elle
c’était certain, il lui porterait chance.
A neuf heures, ils sortirent. La base était maintenant déserte,
personne n’était resté ; même les nouveaux étaient
venus observer leur maître aux combats… Un chant naissa dans
toutes les gorges et en un instant, ils se retrouvèrent dans une
ruelle de Paris… Ils se dirigèrent vers le plus grand édifice
de la ville. Les Chants-De-Feu étaient déjà présents
en dessous de ce dernier ; ils chantaient un chant qu’Anne reconnut
aussitôt : c’était celui qui permettait de faire exploser
n’importe quoi.
« - Que chacun en prenne un pour cible et lancez-lui un chant-impardonable,
cria Anne. Ensuite engagez des duels avec ceux qui résistent ou
consolidez la tour Eiffel. »
Une bonne partie des hommes du « Chef des Brigands » avaient
été immobilisée ou tuée lors de la première
vague et ensuite comme l’avait suggéré l’héritière
d’Antonio de Segovia, ils se séparèrent en deux groupes
: L’adversaire avait été pris par surprise !
Les
meilleurs ou les plus courageux, comme Julien ou Marc, étaient
partis devant. Anne mit peu de temps à trouver sa cible : le maître
adversaire… Elle se concentra et lui lança un chant-impardonnable,
mais son ennemi même âgé était très rapide.
Ce dernier envoya à son tour un maléfice… Anne se
protégea avec un bouclier psychique. Les deux combattants chantaient
maintenant continuellement non pour attaquer l’autre mais pour se
concentrer, augmenter leurs énergies et identifier leur adversaire.
Notre jeune amie vit très vite le point faible du vieillard : sa
gorge. Il restait encore une cicatrice ! Elle envoya le chant d’attraction
tout en pensant très fortement aux cordes vocales de l’ennemi.
Ce dernier fut rapide comme l’éclair et détourna l’envoûtement.
Très bien, pensa Anne. Puisque je n’y arriverai pas par la
force, essayons la ruse…
Elle fit alors quelque chose de très délicat : elle mixa
deux chants. Celui qui permettait le compte à rebours et celui
de l’explosion. Après l’avoir fredonné, elle
l’envoya sur le bouclier de son ennemi. Ce dernier n’avait
rien remarqué et continuait d'observer Anne.
Moins d’une minute plus tard :
«
BANG »
Le
bruit provoqua une confusion totale et Anne alla se mettre à l’abri
derrière un tronc d’arbre. Personne ne l’avait vu faire.
Elle s’accroupit et vit sur sa droite Julien en duel : il se faisait
dominer. Elle ne pouvait laisser faire ça ; mais comment l’aider
sans être vue ? Une parole de son maître lui revint à
l’esprit :
« - Ce poignard te paraît banal mais il est parfois très
utile, je ne sais à quoi il te servira, mais lui le sait…
»
Elle le prit et s’efforça de viser… Elle n’avait
jamais été très forte aux jeux de fléchettes
et encore moins pour cela et bien entendu loupa son coup,… mais
à sa grande surprise l’arme blanche ne retomba pas sur le
sol, il fit une courbe et alla se planter dans le dos de l’adversaire
de Julien qui tomba raide par terre.
« -Un poignard ensorcelé ! » pensa-t-elle.
Julien regardait le corps inerte d’un air incrédule.
Anne prit sa corde et chanta… Cette dernière s’envola
et alla s’enrouler autour du chef des Chants-De-Feu. Anne et Julien,
d’un même mouvement lancèrent le chant-impardonnable
qui permettait de tuer ! L’homme avait juste eu le temps de se débarrasser
de la corde lorsque ses deux sortilèges-chants s’abattirent
sur lui : il succomba.
Marc s’avança vers eux et lança ironiquement : «
- N’oubliez pas de m’inviter à la prochaine fête
! »
Tout était fini, il n’y avait aucun survivant chez les Chants-De-Feu.
Anne se dirigea vers l’homme inerte pour récupérer
son arme.
« - Ne touche pas à ça ! » lui cria son parrain.
« - Pourquoi ? » questionna-t-elle.
« - J’ai vu cet objet apparaître de nulle part et se
planter dans le dos de mon adversaire, il peut être dangereux…
» lui répondit Julien.
« - Ne t’inquiète pas, c’est moi qui l’ai
envoyé, tu avais du mal à te débrouiller tout seul…
»
Julien devint écarlate mais la remercia chaleureusement, peut-être
même un peu trop à son idée puisqu’en réalité
elle n’avait rien fait : le poignard avait agi seul. Elle ne lui
en fit pas part, c’était son secret. Lorsqu’il relâcha
son étreinte, des larmes lui coulèrent sur les joues.
Les pertes étaient minimes et la tour Eiffel était bien
sur ses pieds ; ils repartirent, de la même façon qu’ils
étaient arrivés, sous les regards interrogatifs des gens.
De retour à la base, la fête éclata…
FIN
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