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A neophyction : Science fiction et fantastique
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Par Florentcelle
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Mission Rémus

L’homme avait décidé d’arrêter de marcher à quatre pattes depuis soixante ans. Il avait fait un pas, et le deuxième venait en 2029. Ce deuxième pas, c’était la mission Rémus, qui concernait un Japonais, un Américain et un Européen, aux portes de l’espace. Tous trois élite de leurs nations respectives, bardés de diplômes et de courage. Des aventuriers modernes. La mission Rémus avait été préparée dans le plus grand secret de plusieurs gouvernements depuis la marche sur la Lune. Tous s’étaient développés, individuellement, au fil des années, puis les grands cerveaux s’étaient rassemblés et avaient élaboré ce projet dont tout le monde pourrait rêver : un voyage habité vers Mars. L’Allemand Sänger regardait la planète qui s’approchait, à travers le hublot, d’un air méfiant. Le voyage s’était plutôt bien passé, même si le temps était long avec deux inconnus à bord. Ils avaient fait connaissance, peu à peu, notamment autour des effets personnels qu’ils avaient le droit d’emmener. La psychologie de bazar voulait toujours savoir ce qu’on emporterait sur une île déserte. Ils avaient tous emporté le même objet : une photo de famille. Et lui gardait contre son sein la photo de sa femme et de ses enfants, qui n’avaient pas voulu se séparer de lui.
Ils avaient tous sympathiser pour ne pas se sentir seul dans Junon, la navette qui devait les faire ammarsir puis les ramènerait, au bout de quelques heures d’étude de ce que le sol rouge pouvait leur montrer. Mais il fallait bien réaliser que la mission Rémus n’était pas seulement un projet d’étude. Pour cela, on aurait pu envoyer des robots, des sondes, ce qui aurait été plus efficace et moins coûteux. Ce voyage était le défi de tout un peuple, de toute une race : après avoir conquis la Lune, l’homme marcherait sur Mars. Les trois représentants de l’espèce ressentaient une certaine fierté d’être là, d’être les hommes qui ouvraient la voie à la course aux planètes voisines. Le deuxième pas allait bientôt être franchit, si seulement l’ammarsissage se faisait en douceur.
L’Américain Fielding faisait une dernière prière à Dieu. Lui serait-Il d’une quelconque aide sur le sol extra-terrestre, quand Il était le maître de la terre et de tous les éléments qui la composaient ? Aurait-Il son mot à dire sur ce corps céleste, qui par sa couleur rappelait plutôt l’Enfer et ses flammes ? Peu importait : la seule idée de savoir qu’Il était quelque part, et qu’Il avait veillé à ce que tous les scientifiques fissent leur travail le rassurait. Il eut une dernière pensée pour sa famille : ses parents regardaient la télévision, comme peut-être toute l’humanité. La Terre était en transmission directe avec Junon, et il adressait un dernier regard à son père, montrant toute sa défaillance, sa faiblesse. Ecrasé par le poids de la responsabilité, de la peur. Il doutait, il se demandait ce qu’il faisait, s’il n’aurait pas mieux fait de rester sur le plancher des vaches, mais telle n’était pas son ambition. Il avait toujours voulu explorer le ciel et enfin son vœu était exaucé.
Le Japonais, Tenh, resta silencieux. Les yeux fermés, il essayait de se concentrer sur tout autre chose. Ils n’avaient rien à faire, juste vérifier quelquefois si tout se passait bien. La navette était en commande automatique depuis leur décollage de la Terre, et leurs connaissances en cosmonautique leur servait surtout à prévoir toute défaillance. Et il n’y avait pas eu de problème. Mais c’était encore la grande aventure, il restait encore à arriver sur le sol rouge, et c’était ce qui inquiétait tout le monde. Mais il décida de ne pas s’encombrer avec des pensées négatives. Il eut raison. L’appareil ammarsit en douceur.
Ils enfilèrent leur combinaison avec hâte : sur leurs visages s’affichait un sourire béat, de ceux qu’on pouvait voir sur les visages dont le bonheur ne pouvait passer que par le ressenti. Ils n’auraient jamais pu exprimer ce qu’ils sentaient, et restaient donc muets, mais comprenaient ce qui arrivait dans la tête des compagnons de voyage. L’impression d’appartenir à un futur souriant. Ils enfilèrent leurs combinaisons chauffantes, prirent leurs bonbonnes d’oxygène sur le dos, et sortirent. Le sol rouge s’offrait à leurs yeux, froid et stérile. Par chance, le temps n’était pas venteux. Grâce au système de traitement du dioxyde de carbone qu’ils expiraient, ils pourraient survivre pendant quatre heures en-dehors de leur vaisseau spatial. Ils n’en croyaient pas leurs yeux, ni tous leurs membres : ils y étaient. C’était comme un vieux rêve qui se réalisait, auparavant enterré dans leurs têtes : le songe d’une humanité entière. Ce n’étaient pas seulement les enfants Sänger, Fielding ou Tenh, regardant le ciel avec avidité, mais toute une race qui aspirait à une telle réalisation. Ils n’étaient plus ces individuels, ces êtres hors du commun, qui avaient quitté leur planète pour une mission, ils étaient les nouveaux germes d’une humanité revue et corrigée, conquérante de la troisième dimension. Bien sûr, Armstrong avait fait de même, mais cette fois, le symbole était tellement important pour toute l’humanité… ! Car on prévoyait déjà, même si les projets n’étaient que chuchotés, de rendre la planète habitable pour le début du vingt-deuxième siècle. C’était une nouvelle Grande Découverte, et tous trois étaient des Christophe Colomb sortis de leur caravelle.
Peu à peu, ils recouvrirent leurs esprits et durent se mettre au travail. Si tout se passait bien, ce qu’ils avaient à faire ne devait durer plus de trois heures, et ils auraient la dernière heure disponible pour prendre un peu de bon temps sur la planète, explorer les nouveaux horizons qui s’offraient à eux. Ils firent donc de leur mieux pour avoir fini au bout de trois heures, frémissant comme des enfants patientant pour la récréation. Régulièrement, une voix féminine leur rappelait combien de temps il leur restait. A l’intervention du timbre chantant annonçant qu’il leur restait une heure, ils avaient tous leurs échantillons et pouvaient errer pendant quelque temps sur la planète, à condition de ne pas s’éloigner. Ils partirent donc tous les trois, Fielding faisant honneur à son compatriote en rappelant l’expression « un petit pas pour l’homme, un grand pas pour l’humanité ». Puis ils pénétrèrent dans une grotte qui s’ouvrait sur le sol. Les robots avaient déjà révélé la présence d’eau gelée, et ils avaient tous trois envie de voir cet élément de la vie, ce qui avait fait rêver tant d’hommes. Si l’eau existait, peut-être la vie avait-elle trouvé sa place dans cette planète aride et diabolique. Et peut-être, par chance, pourraient-ils emporter en supplément un échantillon de vie emprisonné dans la glace. On les avait équipés de scies circulaires qui leur avaient déjà servi à découper des morceaux de roche, mais ils n’en avaient pas assez vu à leur goût. Sänger avait peur. Il ne savait pourquoi, mais il sentait quelque chose de néfaste, d’éteint, comme une rumeur sombre, souterraine, qui battait et faisait frapper son sang contre ses tempes. Les jambes flageolantes, il avançait sans assurance, suivant les deux autres, regardant derrière lui comme une bête paniquée. Il voulait rester près d’eux, quels que fussent leur destination, car il ne voulait pas se retrouver tout seul sur la planète, qui, pourtant, était vide. Fielding, lui, avait l’air excité. Il criait presque dans le casque, avec son fort accent californien, à qui voulait l’entendre : « quelle aventure formidable ». Sänger se taisait, mais n’en pensait pas moins. Quant à Tenh, il restait silencieux, marchant sans avoir l’air de se soucier de l’endroit où il se trouvait. Les deux allaient de plus en plus vite, et tandis qu’ils s’enfonçaient dans une descente rocheuse, Sänger suivait avec des appréhensions se muant en peur, en terreur. Bientôt, il ne les vit plus du tout. Il les contacta par radio, et tous deux répondirent que tout était « ok », et l’Américain enchaîna sur un monologue sur le bonheur d’être ici. Et la caverne descendait plus bas, toujours plus bas. Fielding était certain qu’il allait bientôt trouver un fossile emprisonné dans de la glace, et disait que dès qu’il l’aurait trouvé, ils remonteraient à la surface et embarqueraient dans la navette. Mais d’abord, il fallait descendre plus bas, trouver ce qu’ils cherchaient. Sänger arriva à les rattraper. Ils l’attendaient. L’Américain lui dit que la prochaine fois ils ne le feraient pas, et que l’aventure l’excitait trop pour attendre les retardataires. Il repartit donc d’un bon train, mais l’Allemand n’était toujours pas rassuré. Plus il avançait, plus il lui semblait que les murs se refermaient sur lui, pour l’étouffer. Mais peu à peu, il se rendit compte qu’il y avait peu de chance de trouver de l’eau à l’état solide, car le thermomètre extérieur indiquait 10°C. Il avertit les deux autres, mais Tenh ne semblait pas s’en occuper d’avantage, et pensait qu’une source d’eau chaude ou un volcan devait se trouver proche. La conclusion était logique, mais Sänger ne la trouvait pas rassurante. Il eût préféré des températures largement inférieures à zéro, comme il était plus habituel sur Mars. Il ne restait plus que vingt minutes, et l’Allemand manifesta son impatience. Les deux autres lui dirent de rester ici, ils reviendraient le chercher au retour. Il n’avait qu’à attendre ici, s’asseoir sur un rocher, et repartir plus tôt si ça le chantait, mais il n’allait pas les retarder d’avantage. Sänger lança un regard interrogatif vers le Japonais. Ce dernier sourit faiblement puis repartit, le visage impassible. L’Européen lisait sur son expression toute la conscience professionnelle d’un scientifique acharné, de l’homme qui avait toujours lutté pour avoir ce dont il désirait. Il avait toujours un regard objectif sur toute chose, et rien ne semblait l’atteindre. Alors il suivit Fielding, qui déjà galopait devant, car il avait une curiosité scientifique élevée. Elle ne s’exprimait pas de la même façon que son compagnon américain. L’Allemand resta en connexion avec ses deux compagnons de voyage, mais ne voulut pas descendre plus bas. Voilà quelques décennies qu’il espérait faire partie d’une telle expédition, mais en fin de compte la mission Rémus lui rappelait trop la terre et l’attristait. A combien de personnes manquait-il ? Combien d’yeux se tournaient vers les télévisions pour voir les images filmées ? Sa planète natale lui manquait déjà. Plus il la considérait, et plus il la sentait différente : elle était pleine de vie, pleine de sentiments aussi. Il avait toujours regardé les étoiles, même quand il ne réalisait encore que peu de choses, mais à présent ses pensées étaient tournées vers la Planète bleue. Il se languissait déjà d’embrasser sa femme, de prendre son fils sur ses épaules et de partir à pied. C’était ainsi qu’il se sentait homme : près de sa famille. Bien sûr, il avait accompli l’exploit de devenir l’un des plus doués élèves de sa génération, il était arrivé à connaître ce qui l’avait intrigué depuis tout petit. Pourtant, le doute subsistait. Plus le temps, solitaire, passait sur lui, plus il sentait un vide autour de lui. Et même ce vide s’amenuisait, comme si la grotte voulait l’avaler. Et il se demandait ce qu’il avait à faire : rester, ou rejoindre Junon tout de suite, pour être certain que la Terre verrait son visage. La décision fut prise quand il entendit Fielding dans son oreillette. Il n’arrêtait pas de crier « fantastic ! », mais Sänger ne savait pas pourquoi. Alors, poussé par une curiosité qu’il ne contrôlait pas, l’Européen suivit les empreintes tracées par ses camarades. En courant, il disait qu’il les rejoignait, et qu’ensuite il serait impératif de remonter à la surface et de regagner Junon. Insensé, il dépensa toute son énergie dans le rattrapage de leur avance. Il arriva alors au bout de la caverne, qu’occupait un grand lac d’eau liquide, dans lequel la tête de Tenh venait tout juste de disparaître. Il essaya de contacter les deux autres, mais ils ne répondirent pas. Tout cela l’inquiétait. Il faisait quinze degrés et il sentait un danger proche. La chaleur extérieure l’inquiétait plus qu’autre chose. Il regarda la surface liquide en espérant voir un casque de combinaison remonter à la surface, puis le sourire plein de dents de Fielding, ramenant quelque crustacé martien pour sa famille. L’eau était calme, ne restaient que les remous que leurs corps avaient formés en pénétrant dans l’eau. Sänger ne voulait pas tenter l’expérience et savoir ce qui était « fantastic », alors il les attendit au-dehors. Mais il ne leur restait qu’une demi-heure d’oxygène et ils n’étaient pas revenus. On leur avait dit qu’ils auraient certainement une marge de 15 minutes à la fin de leur bonbonne, mais que l’idéal était de rentrer avant. Tel qu’il connaissait l’Américain, il était susceptible d’avoir tenté de parier sur cette marge. L’Allemand s’était lié d’amitié avec les deux autres hommes, mais n’était pas prêt à risquer sa vie pour eux. Pensant que leurs émetteurs ne fonctionnaient pas mais qu’ils avaient des chances de recevoir le message, il leur dit qu’il remontait à la surface et les attendrait une demi-heure dans le vaisseau, après quoi il partirait tout seul. On n’avait pas besoin d’être trois pour vérifier que tout se passait bien sur la navette. Puis, alors qu’il rebroussait chemin, il entendit un bruit. Ce n’était pas la voix d’un des hommes, dans l’oreillette, mais quelque chose d’extérieur, un son étrange et comme adouci, étouffé par l’eau. Il l’ignora d’abord, continuant à marcher vers Junon, puis le son se reproduisit, toujours aussi étrange et doux, comme voluptueux. Il se retourna. Ce qu’il vit était beaucoup plus horrible que le son qui l’avait attiré. Une foule de gens marchaient, tous dans la même direction. Ils ressemblaient à n’importe qui, pouvaient être n’importe quel terrien, sinon pour un détail qu’il ne distingua pas tout de suite. Mais tous allaient à l’eau, des larmes sur le visage. Les enfants pleuraient et les hommes s’abattaient. Quant aux femmes, elles consolaient tout ce beau monde, dévoilant les forces des derniers soubresauts de la vie, mais tous allaient se noyer. Quand il s’approcha, Sänger remarqua que les personnes qu’il voyait n’étaient pas des êtres humains, mais des fantômes. Translucides, ils rejoignaient leur nécropole, leur tombeau commun. On voyait sur leurs visages toute la peine de leur retour au pays des morts. Les vieillards chuchotaient et les bambins pleuraient, mais tout semblait silencieux. Les pas ne faisaient aucun bruit, c’était une foule silencieuse qui rejoignait sa guillotine. La curiosité le poussa à s’avancer, pour en savoir plus. Les yeux vides ne le regardaient pas, tous étaient dirigés vers l’eau, sans expression. Toute leur expression, leurs sentiments, étaient imprimés sur leurs visages, dans leurs lèvres et dans leurs joues, mais leurs yeux restaient aussi immobiles que le lac. Il les suivait de loin, comme peut-être ses compagnons l’avaient fait. Leurs corps descendaient des marches sous l’eau, mais lui il nageait jusqu’à une lumière diffuse, au pied des escaliers. La ligne de fantômes allait tout en bas, innombrables, immuables. A présent qu’ils étaient dans l’eau, leurs regards étaient fixés droit devant eux, écarquillés. Et quand il passait devant eux, il était pris d’une terreur panique pour leur regard, effrayé de me transformer en bloc de pierre. Il ne restait plus que vingt-huit minutes, alors il nagea un peu plus rapidement, sans trop se fatiguer tout de même. Quand il aurait découvert le fond, cette lumière un peu lointaine, il pourrait remonter. Il en aurait le temps. Le chemin était long, et tous utilisaient les escaliers, descendant les marches une à une. On lève le talon, la pointe du pied, le genou, on baisse la jambe, on pose la pointe du pied, le talon. Leur démarche était comme réglée sur un étalon commun, permettant aux vieillards et aux enfants de suivre la cadence sans problème. Il rejoignit ensuite Fielding, qui se trouvait là, en plein milieu de l’eau. Sänger essaya de lui parler, rompant un silence qui avait duré trop longtemps. Il était terrorisé, et voulait savoir ce qui se passait ici. Peut-être l’Américain serait-il au courant. Mais quand l’Allemand regarda le visage de l’autre il ne vit qu’une face bleue de peur articulait des mots inaudibles. Il brancha donc le câble de secours, qui permettait d’avoir une connexion directe avec l’autre individu, permettant alors un échange d’air ténu mais suffisant pour entendre ce qu’il avait à lui dire.
– Nous sommes allés trop loin, nous aurions dû remonter.
Il se tut, et Sänger n’avait toujours pas la réponse qu’il attendait. Il débrancha alors le câble, puis descendit encore, espérant trouver Tenh sur son chemin. Justement, il vit l’Asiatique, qui gisait là, les membres ballants. Il brancha le câble et écouta ce que le Japonais avait à dire :
– Il est trop tard pour s’échapper, mais nous avons la réponse. La vie.

Sänger évalua la quantité d’oxygène restant à vingt minutes. Effectivement, il était trop tard. Mais pas trop pour explorer le maximum, recueillir le plus d’informations possible. Ce qui l’attendait, en bas, la destination de tous ces fantômes, était une ville. Les maisons lui rappelaient le style du dix-huitième siècle, toutes illuminées qu’elles étaient sous l’eau. Et, par terre, ou dans l’eau, des corps qui gisaient. Sänger reconnut certains visages de la foule, certaines expressions. L’horreur et la stupéfaction se lisaient dans leurs traits. Et tous regardaient en haut, implorant un dieu impotent de les sauver. En les observant de plus près, le scientifique remarqua que ce n’étaient pas des hommes, des femmes et des enfants ordinaires. Sur les côtés de leur cou se dessinaient des branchies, qui leur avaient permis de survivre dans l’eau. Leurs corps étaient bleus, mais cette teinte n’avait rien à voir avec l’univers aquatique. Ils n’avaient pas résisté au froid. Il se trouvait dans une ville cimetière, emprisonnée dans les glaces de Mars, et qui avait dégelé depuis. Sänger, et les autres, essayèrent de remonter, utilisant les forces du désespoir, mais rejoignirent finalement cette grande nécropole, n’ayant pas le temps d’atteindre l’air de mars. Ce fut ainsi qu’à son deuxième pas dans la course à l’espace, l’humanité trébucha.

Fin

 

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