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A neophyction : Science fiction et fantastique
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Par Cash Freddy

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Ils arrivèrent

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Je ne sais pas par quoi commencer. Tout s’est passé si vite et j’ai parfois l’impression que tout cela ne fut qu’un cauchemar, un horrible cauchemar. Pourtant, tout autour de moi, les affres de la destruction témoignent de l’ignoble réalité. Nous ne nous rendons compte du bonheur d’être un peuple de paix que lorsque la guerre nous fait face ; alors les souvenirs des temps heureux dansent dans nos mémoires comme des feux follets, se perdant dans le passé.
Qu’on t-ils fait de notre monde ? Les larmes du désespoir coulent chaque jour sur mes joues et celles de mes compagnons en souvenir aux millions d’innocents foudroyés par l’ennemi. Nous sommes encore quelques uns à nous cacher dans les collines, miséreux exilés, condamnés à un exode perpétuel. Malgré cela, je prie le ciel pour une lueur d’espoir car la foi est un bon remède aux maux des malheureux. Puisqu’ils m’ont élu pour leur montrer le chemin, je guiderai mes frères aussi loin que mes jambes me porteront. J’ai décidé d’écrire ce journal pour rendre compte de notre malheur, si d’aventure nous survivions. J’espère laisser ainsi la trace d’un témoignage historique, pour que les enfants de nos enfants puissent se rappeler de nos souffrances.
Quelles chances avions-nous de leur résister ? De quelle façon pouvions-nous lutter ? Pourquoi nous attaquèrent-ils sans somations ? Tant de questions qui, avec le recul, ne trouvent que peu de réponses. Nous qui ne faisions plus la guerre depuis trois générations, ils nous cueillirent tel on frappe un enfant sans défense. Depuis longtemps, nous étions certains qu’il puisse exister d’autres vies intelligentes par delà la galaxie, dans d’autres systèmes que le notre. Si nous cessâmes la recherche spatiale depuis des centaines d’automnes, je regardais souvent le ciel constellé avec l’espérance qu’un jour peut-être deux peuples de deux mondes différents pourraient se rencontrer. Comme j’étais naïf.
Quel but, au final, peut pousser la conquête de l’espace sinon le vœu de coloniser d’autres mondes, d’y asseoir son peuple, ses lois au mépris et dans l’ignorance des civilisations étrangères. L’histoire des mondes se résume ainsi ; dans la soif de la guerre pour conquérir, gouverner, imposer sa vision par la mort et la destruction. Au regard du colon, l’autre n’est rien de plus qu’un barbare, païen parce qu’il vit de coutumes, de croyances et de législations différentes des siennes. La loi du plus fort est-elle la meilleure, la plus légitime ? La marque de la sagesse n’est-elle pas la tolérance et le devoir de respecter autrui ? Aujourd’hui, j’ai bien peur de ne plus croire en ces dogmes de bon sens. Les millions de flashes de victimes agonisantes par les actes meurtriers de l'occupant hantent constamment mon esprit en de sombres réminiscences. La foi juste que m’ont enseignée les aînés a laissée la place à une aversion farouche. Mon cœur, jadis si ouvert aux joies de la vie, s’est refermé à jamais dans le dégoût du nouveau monde qui s’offre à nous…

Je fus l’un des premiers témoins de leur arrivée. Même aujourd’hui j’ai du mal à expliquer la situation, comme si tout cela ne fut pas réel. Peut-on imaginer être confronté à l’impossible ? Des dizaines de gigantesques engins volants apparaissant de visu dans le ciel pourpre d’un matin paisible. Comment expliquer la chose sans tomber dans l’horreur la plus complète. Je me souviens du silence précédent le drame. Les regards incrédules échangés les uns aux autres. L’arrêt de nos activités, hypnotisés par le surgissement de l’inconnu, les yeux rivés sur un ciel vomissant ces colosses de métal. Ce fut comme si le temps s’arrêtait, comme si la futilité des gestes quotidiens se révélait à nous. Désarmés, voila tel que fut mon premier sentiment alors que moi-même je me rendais au centre d’activités de la cité. Oui, c’est bien cela que je pensais à cet instant : des milliers d’âmes désarmées devant cet éloquent spectacle.
Un sentiment d’impuissance irréversible s’éprit au plus profond de mon être et je compris alors que tout ce que nous avions connu auparavant n’aurait bientôt plus de sens. Aussitôt, un étrange concerto s’activa en moi, un bruit sourd bourdonnant à mes tympans comme pour m’avertir d’un danger immédiat. D’instinct je courus, vite toujours plus vite, sans me retourner une seule fois, comme pour effacer de ma mémoire cette image irréelle qui se dessinait comme une prémonition. Je courus pendant des centaines et des centaines de mètres, croisant les silhouettes béates et paralysées de mes concitoyens, leurs regards dubitatifs et impuissants levés vers les cieux assiégés.
Les salves des premiers tirs ne tardèrent pas, premières mesures d’une symphonie mortelle qui ne devait s’arrêter que par l’anéantissement de notre peuple. Alors le ciel devient plus pourpre encore. Aux flammes léchant rues et édifices de leur langue destructrice vint s’ajouter les cris et les pleurs de la foule, innocents pantins de chairs foudroyés par une main inconnue.

Je ne m’arrêtais qu’une fois hors d’atteinte, aux abords d’un des nombreux abris souterrains qui protègent nos villes, dressés aux temps jadis où le feu de la guerre brûlait notre gouvernement de sa stupidité. Des dizaines de personnes, affolées et hurlant d’apitoiements malgré les recommandations des gardiens de la cité qui régulaient l’hystérie générale, se bousculaient à l’entrée des refuges caverneux. Complètement essoufflé, j’attendis de reprendre des forces, adossé contre l’arrête d’un mur du bunker, tremblant de tout mon corps au leitmotiv sonore et incessant des bombardements. Je patientais quelque temps, foudroyé par le choc, que mes concitoyens s’engouffrent dans la rame souterraine. Bientôt, je fus appelé par un gardien resté en sentinelle. Je m’apprêtais à descendre à mon tour lorsqu’une sensation étrange m’obligea à me retourner. Je crois que ce fût comme une sorte de voix intérieure me soufflant d’affronter l’horreur de face afin de graver dans ma mémoire la marque indélébile de la guerre. J’aurais en moi cette vision cauchemardesque jusqu’à la fin de mes jours. J’aurais à jamais en moi cette brûlure de l’âme me montrant les cadavres carbonisés de mes frères et sœurs, entourés par le feu des explosions et la pluie de débris formant un champignon de poussière de plus d’un kilomètre de diamètre. Entre les rares accalmies, je levais la tête pour apercevoir la masse cyclopéenne des monstres d’aciers. Des cannons lasers sortant de cavités sur les flancs de chacun des vaisseaux spatiaux pixélisaient le ciel de milles éclairs meurtriers dans un maelström terrifiant. Je me détournais bientôt de toute cette effroyable exécution, des larmes plein les yeux…


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Nous survivons tant bien que mal dans les souterrains depuis deux semaines. Nous sommes environ une centaine de rescapés, hommes, femmes et enfants, bloqués du monde extérieur. J’écris à la pâle lueur d’un néon fluorescent, assis dans la salle de contrôle qui régule le quartier Est de la cité. En tant qu’ancien membre du consul, ma position me donne accès aux dernières nouvelles. Nos coordinateurs sonores émettent en continu. Nous avons appris le jour même de l’attaque que toute la planète a été envahie de centaines de milliers d’appareils volants ennemis.
Les moyens de communications encore fonctionnels entre états voisins s’acquittent de nous renseigner de la situation mondiale, par des flashes informatifs réguliers. Nous savons ainsi que des raids ennemis raflent nos villes de long en large, comme pour purifier le sol de notre existence. Aucun contact n’a été enregistré ; ils se contentent de nous massacrer… Les combattrent ? La question s’est posée au sein de l’assemblée sommaire que nous avons constitué en commun mais comment former une résistance nous qui quatre siècles auparavant avions détruits toutes nos armes de destruction massive. Au nom de la liberté. Se battre signifiait pour nous une régression dans l’échelle humaine. Nous avons donc voté ensemble une prise de décision. Nous sommes d’accord à l’unanimité : impuissants devant la force de frappe de l’envahisseur, nous avons décidé d’organiser notre fuite vers le sud de la planète, là où la végétation hostile du relief repoussera son élan destructeur. Nous avons procédé ensuite au vote des leaders parmi les survivants de chaque pays et avons convenu d’un rendez-vous dans un point secret du sud. Les premiers devront préparer le terrain pour les suivants…

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Depuis une semaine, il n’y a plus aucune possibilité de correspondance entre les délégations. Nos ennemis semblent avoir trouver et détruit nos points de liaisons satellitaires. Nous sommes désormais seuls face à notre destin, en proie aux doutes et aux interrogations sur notre avenir, si avenir nous avons. Des équipes se relayent actuellement pour repérer les voies de secours, habilement dissimulées dans les entrailles de la terre par les grands anciens. Selon les plans trouvés à la salle de contrôle, ces points se dispersent dans des zones vierges, en périphérie de la cité. Nous recensons les accès libres du joug de la menace extraterrestre. Nos dures conditions de survie dans les arcanes humides de notre forteresse souterraine s’allongent alors que nos vivres et notre moral s’épuisent. Pourtant nous devons tenir le choc le temps de planifier notre exode.
Souvent le soir, allongé dans ma couche de fortune, je maugréais en passant aux envahisseurs et à tout ce qu’ils nous ont enlevé. Nos familles, nos terres, nos villes tout comme notre identité et notre raison d’être. L’idée de vivre en parias comme des bêtes dans ces gouffres lugubres me rend acerbe. Nous avons tout perdu à cause d’eux. Je ne peux comprendre leurs agissements, leurs motivations. Comment le pourrais-je d’ailleurs ? Tout aurait été si simple qu’ils viennent nous voir au Consulat Général, en amis. Alors nous aurions pu échanger nos savoirs, apprendre d’eux autant que nous aurions pu leur apprendre. Mais non, ils avaient choisi de nous exterminer. Pourquoi ? Quel gâchis ! Je me souviens que lorsque j’étais enfant, en cours d’histoire du monde, nos professeurs nous racontaient qu’en des temps lointains, notre civilisation s’adonnait aussi à la guerre et aux conquêtes, usant des armes et des bombes pour anéantir d’autres peuples. Je me souviens de nos rires incrédules et moqueurs à ces récits que nous croyons être alors des légendes pour faire peur aux petits. Mon dieu, si j’avais su que je rencontrerais moi aussi l’horreur de la guerre…

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Parfois, je me demande à quoi ils ressemblent. A quoi peut bien ressembler la mort ? Nous discutons souvent de cette question avec mes compagnons. Les avis divergent et certains sont convaincus qu’ils ne sont pas des humanoïdes mais des monstres à l’aspect horrible, venus d’une lointaine galaxie pour exterminer le cosmos tout entier. Je ne dis rien, conscients que ces allégories irréelles réconfortent mes frères dans leur douleur. Personnellement, je ne crois pas qu’ils diffèrent tant de nous. Je pense au contraire qu’ils s’apparentent, spirituellement parlant, à notre race et c’est cela qui me chagrine le plus. Leur technologie, preuve d’une intelligence supérieure, sert la dévastation au détriment de l’essence vitale qui doit animer chaque individu. J’ai du mal à comprendre ce cheminement qui pousse des êtres a tué d’autres êtres.
Dans cinq jours, nous serons prêts à fuir. Nous avons découvert deux sas arpenté à même la roche d’un col montagneux. Un de nos éclaireurs a pu revoir le jour…Pourtant, en regagnant la dense obscurité de notre cache, son visage marquait une tristesse infinie. L’extérieur est-il si effroyable désormais ?
On m’a assigné par vote le commandement d’une vingtaine d’entre nous pour tenter d’accoster les terres du Sud où nous serons à l’abri. L’équité des sexes permettra aux cinq groupes ainsi constitués de faire perdurer notre race. Les préparatifs de départ, fixé au lendemain de ce jour, vont bon train et le moral semble être revenu dans le cœur de tous. Les aînés, exemplaires de sagesse et de compassion, fredonnent des chants glorieux que les enfants reprennent en chœur, multipliant nos forces morales. Comme je suis fier de tous mes compagnons…Dans la misère de notre situation les défaillances sont rares et malgré nos maigres rations quotidiennes qui nous obligent à affronter la faim et la soif, chacun accepte ses responsabilités et nul ne rechigne à la tâche.
Des hommes, postés en éclaireur depuis deux nuits prés du deuxième sas de secours, nous ont averti du repli des troupes aériennes ennemi vers l’Est. Nous pensons qu’ils contournent le pays vers Ysak, la cité mère, et qu’ils ont besoin de toutes leurs forces de frappe pour conquérir notre capitale. Seuls deux de leurs vaisseaux obstruent le ciel de leur insolent gigantisme. Il a été convenu que les cinq groupes partiront dans une direction différente afin d’accroître les chances qu’une des colonies puisse regagner le Sud. Que le courage ne nous quitte pas…

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C’est bientôt l’heure de partir, tout le monde est prêt. La quatrième colonie nous a quitté hier, se dirigeant par l’Ouest et il ne reste plus que nous. Je suis à la tête de 12 hommes, 7 femmes et 4 enfants. D’après le plan prévu pour notre exode, nous marcherons trois jours à travers les cols rugueux des plateaux du Nord. Ainsi nous pourrons traverser la contrée sur une centaine de kilomètres, à l’abri des vigies ennemies. Mes compagnons sont remarquablement parés pour le voyage qui nous attend. J’ai promis de les guider et je tiendrais les rênes de notre petit clan jusqu’à la mort. Des sentinelles ennemies trônent arrogamment dans les points stratégiques de la cité, nous obligeant à une vigilance de tous les instants. La nuit dernière, je suis allé faire une reconnaissance de terrain accompagné des autres chefs de guildes. Nous avons enfin pu les approcher. Apparemment ils ne bougent pas de leurs positions, attendant certainement des renforts. Nous avons pu voir des dizaines de soldats armés postés aux abords de leur campement militaire, effectuant des rondes interminables. Ils ont commencé à transformer notre ancienne cité qui ressemble à un chantier gigantesque. Des véhicules aux bras articulés moissonnent nuit et jour les débris de notre civilisation. Physiquement, ils nous ressemblent malgré une taille moyenne supérieure à la notre. Leurs casques m’empêchent de voir leur visage mais je jurerais qu’ils sont à notre image. Toutes les heures, des engins volants de petite taille parcourent les zones sinistrées. Un de nos éclaireurs qui les observent depuis des jours, pense qu’il s’agit d’espions à la recherche de signes de vies. Ce spectacle m’a donné la nausée. De quel droit ignoble s’emparent t-ils de notre passé pour planter leur futur. Je voudrais haïr l’esprit colonisateur de ces êtres. Mais la haine est l’arme des faibles. De retour dans notre abri, nous avons expliqué à nos compagnons ce que nous avions vu. Les aînés pensent qu’attendre davantage est un risque que leurs véhicules de terrassement découvrent notre cachette souterraine. Je suis de leur avis. Nous devons partir au plus vite…

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Après une longue marche, nous avons réussi à gagner les montagnes ! Notre nouvelle destinée peut enfin commencer. J’ai grand espoir de retrouver bientôt les autres colonies et que nous pourrons échafauder les fondations d’une nouvelle civilisation, tous ensemble. Cependant l’amertume et la tristesse gagnent peu à peu mon cœur alors que je me retourne une dernière fois pour contempler ce qui fut jadis une cité pleine de vie. Aujourd’hui la dévastation a fait place aux jardins ensoleillés et aux demeures de marbres qui pointaient jadis dans le pourpre de nos soleils. Un sol de poussière balaye la terre de mes ancêtres d’une souillure éternelle. Je pleure et prie sur toi, belle Amarkande, et que les âmes des victimes de cette absurde guerre fassent refleurir un jour de millions de fleurs la beauté de ta contrée.
A présent nous devons partir. Au loin j’aperçois la base de mes ennemis qu’une aversion à jamais impérissable m’empêchera de pardonner pour leurs crimes. Oui, au loin j’aperçois l’étendard de la mort qui flotte avec arrogance dans le ciel de mon ancienne cité. Un drapeau formé de bandes horizontales blanches et rouges auquel s’ajoute un rectangle bleu recouvert de cinquante petites étoiles blanches alignées en colonne. Le drapeau de la honte…

***

12 Juillet 2126, Date Terrienne
11 avril 0023 après Colonisation de la planète Mérica

Lettre Du professeur Stewart Sturgeon, archéologue international à Thomas Johnson, Député Démocrate de New Angeles.


Mon cher Thomas,

Je puis affirmer après 10 années de recherches archéologiques sur Mérica que le peuple hôte de cette planète était doué d’une intelligence au moins égale, voire supérieure, à celle de l’homme !
Je sais bien que cela va faire grand bruit en haut lieu et qu’ils vont tout faire pour m’empêcher de divulguer mes travaux mais je me battrais pour que la vérité puisse voir le jour. Je compte d’ailleurs sur toi, mon vieil ami, pour me soutenir et faire en sorte qu’on m’accorde une vidéoconférence à Londres dés mon retour sur Terre.
J’ai enfin réussi à déchiffrer le langage complexe à base de hiéroglyphes et d’autres symboles cunéiformes de ce peuple. (Je te joins quelques extraits traduits dans ce courrier). C’est incroyable ! J’ai étudié ce manuscrit de long en large. C’est une sorte de carnet de voyage et de livre de pensées, écrit par un de ces êtres. Des ouvriers l’avaient trouvé dans des fouilles lors de la reconstruction Post Colonisatrice, après les derniers combats au Nord de Mérica.
Tu te souviens certainement de ce que dis le gouverneur Ryan en 2103 ! « Nous ouvrîmes le feu en toute légitimité après qu’ils nous attaquèrent, pour riposter ». Aujourd’hui, j’ai la preuve que le gouvernement américain mentit au monde et qu’il attaqua dé-li-bé-re-ment ce peuple, sans leur laisser la moindre chance de survie ! Ce fut un crime, Thomas, un crime contre une autre humanité.
Si tu savais le mode de pensée de ces gens, tu en resterais abasourdi ! Un peuple libre, heureux, fraternel, basé sur le respect des races et des différences. Un peuple sans pouvoir, sans armes, sans volonté de détruire. Te rends tu comptes de ce qu’ils auraient pu nous enseigner !
Je ne puis t’en dire plus pour l’instant car je me sens surveillé ces derniers temps. Le W.B.I. sans doute…
Je termine mon rapport et te le fais parvenir le plus tôt possible. Je te jure que des têtes vont tomber !


Ton Ami
Stewart

Fin

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