Ils
arrivèrent
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Je ne sais pas par quoi commencer. Tout s’est passé si
vite et j’ai parfois l’impression que tout cela ne fut qu’un
cauchemar, un horrible cauchemar. Pourtant, tout autour de moi, les
affres de la destruction témoignent de l’ignoble réalité.
Nous ne nous rendons compte du bonheur d’être un peuple
de paix que lorsque la guerre nous fait face ; alors les souvenirs des
temps heureux dansent dans nos mémoires comme des feux follets,
se perdant dans le passé.
Qu’on t-ils fait de notre monde ? Les larmes du désespoir
coulent chaque jour sur mes joues et celles de mes compagnons en souvenir
aux millions d’innocents foudroyés par l’ennemi.
Nous sommes encore quelques uns à nous cacher dans les collines,
miséreux exilés, condamnés à un exode perpétuel.
Malgré cela, je prie le ciel pour une lueur d’espoir car
la foi est un bon remède aux maux des malheureux. Puisqu’ils
m’ont élu pour leur montrer le chemin, je guiderai mes
frères aussi loin que mes jambes me porteront. J’ai décidé
d’écrire ce journal pour rendre compte de notre malheur,
si d’aventure nous survivions. J’espère laisser ainsi
la trace d’un témoignage historique, pour que les enfants
de nos enfants puissent se rappeler de nos souffrances.
Quelles chances avions-nous de leur résister ? De quelle façon
pouvions-nous lutter ? Pourquoi nous attaquèrent-ils sans somations
? Tant de questions qui, avec le recul, ne trouvent que peu de réponses.
Nous qui ne faisions plus la guerre depuis trois générations,
ils nous cueillirent tel on frappe un enfant sans défense. Depuis
longtemps, nous étions certains qu’il puisse exister d’autres
vies intelligentes par delà la galaxie, dans d’autres systèmes
que le notre. Si nous cessâmes la recherche spatiale depuis des
centaines d’automnes, je regardais souvent le ciel constellé
avec l’espérance qu’un jour peut-être deux
peuples de deux mondes différents pourraient se rencontrer. Comme
j’étais naïf.
Quel but, au final, peut pousser la conquête de l’espace
sinon le vœu de coloniser d’autres mondes, d’y asseoir
son peuple, ses lois au mépris et dans l’ignorance des
civilisations étrangères. L’histoire des mondes
se résume ainsi ; dans la soif de la guerre pour conquérir,
gouverner, imposer sa vision par la mort et la destruction. Au regard
du colon, l’autre n’est rien de plus qu’un barbare,
païen parce qu’il vit de coutumes, de croyances et de législations
différentes des siennes. La loi du plus fort est-elle la meilleure,
la plus légitime ? La marque de la sagesse n’est-elle pas
la tolérance et le devoir de respecter autrui ? Aujourd’hui,
j’ai bien peur de ne plus croire en ces dogmes de bon sens. Les
millions de flashes de victimes agonisantes par les actes meurtriers
de l'occupant hantent constamment mon esprit en de sombres réminiscences.
La foi juste que m’ont enseignée les aînés
a laissée la place à une aversion farouche. Mon cœur,
jadis si ouvert aux joies de la vie, s’est refermé à
jamais dans le dégoût du nouveau monde qui s’offre
à nous…
Je fus l’un des premiers témoins de leur arrivée.
Même aujourd’hui j’ai du mal à expliquer la
situation, comme si tout cela ne fut pas réel. Peut-on imaginer
être confronté à l’impossible ? Des dizaines
de gigantesques engins volants apparaissant de visu dans le ciel pourpre
d’un matin paisible. Comment expliquer la chose sans tomber dans
l’horreur la plus complète. Je me souviens du silence précédent
le drame. Les regards incrédules échangés les uns
aux autres. L’arrêt de nos activités, hypnotisés
par le surgissement de l’inconnu, les yeux rivés sur un
ciel vomissant ces colosses de métal. Ce fut comme si le temps
s’arrêtait, comme si la futilité des gestes quotidiens
se révélait à nous. Désarmés, voila
tel que fut mon premier sentiment alors que moi-même je me rendais
au centre d’activités de la cité. Oui, c’est
bien cela que je pensais à cet instant : des milliers d’âmes
désarmées devant cet éloquent spectacle.
Un sentiment d’impuissance irréversible s’éprit
au plus profond de mon être et je compris alors que tout ce que
nous avions connu auparavant n’aurait bientôt plus de sens.
Aussitôt, un étrange concerto s’activa en moi, un
bruit sourd bourdonnant à mes tympans comme pour m’avertir
d’un danger immédiat. D’instinct je courus, vite
toujours plus vite, sans me retourner une seule fois, comme pour effacer
de ma mémoire cette image irréelle qui se dessinait comme
une prémonition. Je courus pendant des centaines et des centaines
de mètres, croisant les silhouettes béates et paralysées
de mes concitoyens, leurs regards dubitatifs et impuissants levés
vers les cieux assiégés.
Les salves des premiers tirs ne tardèrent pas, premières
mesures d’une symphonie mortelle qui ne devait s’arrêter
que par l’anéantissement de notre peuple. Alors le ciel
devient plus pourpre encore. Aux flammes léchant rues et édifices
de leur langue destructrice vint s’ajouter les cris et les pleurs
de la foule, innocents pantins de chairs foudroyés par une main
inconnue.
Je ne m’arrêtais qu’une fois hors d’atteinte,
aux abords d’un des nombreux abris souterrains qui protègent
nos villes, dressés aux temps jadis où le feu de la guerre
brûlait notre gouvernement de sa stupidité. Des dizaines
de personnes, affolées et hurlant d’apitoiements malgré
les recommandations des gardiens de la cité qui régulaient
l’hystérie générale, se bousculaient à
l’entrée des refuges caverneux. Complètement essoufflé,
j’attendis de reprendre des forces, adossé contre l’arrête
d’un mur du bunker, tremblant de tout mon corps au leitmotiv sonore
et incessant des bombardements. Je patientais quelque temps, foudroyé
par le choc, que mes concitoyens s’engouffrent dans la rame souterraine.
Bientôt, je fus appelé par un gardien resté en sentinelle.
Je m’apprêtais à descendre à mon tour lorsqu’une
sensation étrange m’obligea à me retourner. Je crois
que ce fût comme une sorte de voix intérieure me soufflant
d’affronter l’horreur de face afin de graver dans ma mémoire
la marque indélébile de la guerre. J’aurais en moi
cette vision cauchemardesque jusqu’à la fin de mes jours.
J’aurais à jamais en moi cette brûlure de l’âme
me montrant les cadavres carbonisés de mes frères et sœurs,
entourés par le feu des explosions et la pluie de débris
formant un champignon de poussière de plus d’un kilomètre
de diamètre. Entre les rares accalmies, je levais la tête
pour apercevoir la masse cyclopéenne des monstres d’aciers.
Des cannons lasers sortant de cavités sur les flancs de chacun
des vaisseaux spatiaux pixélisaient le ciel de milles éclairs
meurtriers dans un maelström terrifiant. Je me détournais
bientôt de toute cette effroyable exécution, des larmes
plein les yeux…
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Nous survivons tant bien que mal dans les souterrains depuis deux semaines.
Nous sommes environ une centaine de rescapés, hommes, femmes
et enfants, bloqués du monde extérieur. J’écris
à la pâle lueur d’un néon fluorescent, assis
dans la salle de contrôle qui régule le quartier Est de
la cité. En tant qu’ancien membre du consul, ma position
me donne accès aux dernières nouvelles. Nos coordinateurs
sonores émettent en continu. Nous avons appris le jour même
de l’attaque que toute la planète a été envahie
de centaines de milliers d’appareils volants ennemis.
Les moyens de communications encore fonctionnels entre états
voisins s’acquittent de nous renseigner de la situation mondiale,
par des flashes informatifs réguliers. Nous savons ainsi que
des raids ennemis raflent nos villes de long en large, comme pour purifier
le sol de notre existence. Aucun contact n’a été
enregistré ; ils se contentent de nous massacrer… Les combattrent
? La question s’est posée au sein de l’assemblée
sommaire que nous avons constitué en commun mais comment former
une résistance nous qui quatre siècles auparavant avions
détruits toutes nos armes de destruction massive. Au nom de la
liberté. Se battre signifiait pour nous une régression
dans l’échelle humaine. Nous avons donc voté ensemble
une prise de décision. Nous sommes d’accord à l’unanimité
: impuissants devant la force de frappe de l’envahisseur, nous
avons décidé d’organiser notre fuite vers le sud
de la planète, là où la végétation
hostile du relief repoussera son élan destructeur. Nous avons
procédé ensuite au vote des leaders parmi les survivants
de chaque pays et avons convenu d’un rendez-vous dans un point
secret du sud. Les premiers devront préparer le terrain pour
les suivants…
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Depuis une semaine, il n’y a plus aucune possibilité de
correspondance entre les délégations. Nos ennemis semblent
avoir trouver et détruit nos points de liaisons satellitaires.
Nous sommes désormais seuls face à notre destin, en proie
aux doutes et aux interrogations sur notre avenir, si avenir nous avons.
Des équipes se relayent actuellement pour repérer les
voies de secours, habilement dissimulées dans les entrailles
de la terre par les grands anciens. Selon les plans trouvés à
la salle de contrôle, ces points se dispersent dans des zones
vierges, en périphérie de la cité. Nous recensons
les accès libres du joug de la menace extraterrestre. Nos dures
conditions de survie dans les arcanes humides de notre forteresse souterraine
s’allongent alors que nos vivres et notre moral s’épuisent.
Pourtant nous devons tenir le choc le temps de planifier notre exode.
Souvent le soir, allongé dans ma couche de fortune, je maugréais
en passant aux envahisseurs et à tout ce qu’ils nous ont
enlevé. Nos familles, nos terres, nos villes tout comme notre
identité et notre raison d’être. L’idée
de vivre en parias comme des bêtes dans ces gouffres lugubres
me rend acerbe. Nous avons tout perdu à cause d’eux. Je
ne peux comprendre leurs agissements, leurs motivations. Comment le
pourrais-je d’ailleurs ? Tout aurait été si simple
qu’ils viennent nous voir au Consulat Général, en
amis. Alors nous aurions pu échanger nos savoirs, apprendre d’eux
autant que nous aurions pu leur apprendre. Mais non, ils avaient choisi
de nous exterminer. Pourquoi ? Quel gâchis ! Je me souviens que
lorsque j’étais enfant, en cours d’histoire du monde,
nos professeurs nous racontaient qu’en des temps lointains, notre
civilisation s’adonnait aussi à la guerre et aux conquêtes,
usant des armes et des bombes pour anéantir d’autres peuples.
Je me souviens de nos rires incrédules et moqueurs à ces
récits que nous croyons être alors des légendes
pour faire peur aux petits. Mon dieu, si j’avais su que je rencontrerais
moi aussi l’horreur de la guerre…
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Parfois, je me demande à quoi ils ressemblent. A quoi peut bien
ressembler la mort ? Nous discutons souvent de cette question avec mes
compagnons. Les avis divergent et certains sont convaincus qu’ils
ne sont pas des humanoïdes mais des monstres à l’aspect
horrible, venus d’une lointaine galaxie pour exterminer le cosmos
tout entier. Je ne dis rien, conscients que ces allégories irréelles
réconfortent mes frères dans leur douleur. Personnellement,
je ne crois pas qu’ils diffèrent tant de nous. Je pense
au contraire qu’ils s’apparentent, spirituellement parlant,
à notre race et c’est cela qui me chagrine le plus. Leur
technologie, preuve d’une intelligence supérieure, sert
la dévastation au détriment de l’essence vitale
qui doit animer chaque individu. J’ai du mal à comprendre
ce cheminement qui pousse des êtres a tué d’autres
êtres.
Dans cinq jours, nous serons prêts à fuir. Nous avons découvert
deux sas arpenté à même la roche d’un col
montagneux. Un de nos éclaireurs a pu revoir le jour…Pourtant,
en regagnant la dense obscurité de notre cache, son visage marquait
une tristesse infinie. L’extérieur est-il si effroyable
désormais ?
On m’a assigné par vote le commandement d’une vingtaine
d’entre nous pour tenter d’accoster les terres du Sud où
nous serons à l’abri. L’équité des
sexes permettra aux cinq groupes ainsi constitués de faire perdurer
notre race. Les préparatifs de départ, fixé au
lendemain de ce jour, vont bon train et le moral semble être revenu
dans le cœur de tous. Les aînés, exemplaires de sagesse
et de compassion, fredonnent des chants glorieux que les enfants reprennent
en chœur, multipliant nos forces morales. Comme je suis fier de
tous mes compagnons…Dans la misère de notre situation les
défaillances sont rares et malgré nos maigres rations
quotidiennes qui nous obligent à affronter la faim et la soif,
chacun accepte ses responsabilités et nul ne rechigne à
la tâche.
Des hommes, postés en éclaireur depuis deux nuits prés
du deuxième sas de secours, nous ont averti du repli des troupes
aériennes ennemi vers l’Est. Nous pensons qu’ils
contournent le pays vers Ysak, la cité mère, et qu’ils
ont besoin de toutes leurs forces de frappe pour conquérir notre
capitale. Seuls deux de leurs vaisseaux obstruent le ciel de leur insolent
gigantisme. Il a été convenu que les cinq groupes partiront
dans une direction différente afin d’accroître les
chances qu’une des colonies puisse regagner le Sud. Que le courage
ne nous quitte pas…
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C’est bientôt l’heure de partir, tout le monde est
prêt. La quatrième colonie nous a quitté hier, se
dirigeant par l’Ouest et il ne reste plus que nous. Je suis à
la tête de 12 hommes, 7 femmes et 4 enfants. D’après
le plan prévu pour notre exode, nous marcherons trois jours à
travers les cols rugueux des plateaux du Nord. Ainsi nous pourrons traverser
la contrée sur une centaine de kilomètres, à l’abri
des vigies ennemies. Mes compagnons sont remarquablement parés
pour le voyage qui nous attend. J’ai promis de les guider et je
tiendrais les rênes de notre petit clan jusqu’à la
mort. Des sentinelles ennemies trônent arrogamment dans les points
stratégiques de la cité, nous obligeant à une vigilance
de tous les instants. La nuit dernière, je suis allé faire
une reconnaissance de terrain accompagné des autres chefs de
guildes. Nous avons enfin pu les approcher. Apparemment ils ne bougent
pas de leurs positions, attendant certainement des renforts. Nous avons
pu voir des dizaines de soldats armés postés aux abords
de leur campement militaire, effectuant des rondes interminables. Ils
ont commencé à transformer notre ancienne cité
qui ressemble à un chantier gigantesque. Des véhicules
aux bras articulés moissonnent nuit et jour les débris
de notre civilisation. Physiquement, ils nous ressemblent malgré
une taille moyenne supérieure à la notre. Leurs casques
m’empêchent de voir leur visage mais je jurerais qu’ils
sont à notre image. Toutes les heures, des engins volants de
petite taille parcourent les zones sinistrées. Un de nos éclaireurs
qui les observent depuis des jours, pense qu’il s’agit d’espions
à la recherche de signes de vies. Ce spectacle m’a donné
la nausée. De quel droit ignoble s’emparent t-ils de notre
passé pour planter leur futur. Je voudrais haïr l’esprit
colonisateur de ces êtres. Mais la haine est l’arme des
faibles. De retour dans notre abri, nous avons expliqué à
nos compagnons ce que nous avions vu. Les aînés pensent
qu’attendre davantage est un risque que leurs véhicules
de terrassement découvrent notre cachette souterraine. Je suis
de leur avis. Nous devons partir au plus vite…
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Après une longue marche, nous avons réussi à gagner
les montagnes ! Notre nouvelle destinée peut enfin commencer.
J’ai grand espoir de retrouver bientôt les autres colonies
et que nous pourrons échafauder les fondations d’une nouvelle
civilisation, tous ensemble. Cependant l’amertume et la tristesse
gagnent peu à peu mon cœur alors que je me retourne une
dernière fois pour contempler ce qui fut jadis une cité
pleine de vie. Aujourd’hui la dévastation a fait place
aux jardins ensoleillés et aux demeures de marbres qui pointaient
jadis dans le pourpre de nos soleils. Un sol de poussière balaye
la terre de mes ancêtres d’une souillure éternelle.
Je pleure et prie sur toi, belle Amarkande, et que les âmes des
victimes de cette absurde guerre fassent refleurir un jour de millions
de fleurs la beauté de ta contrée.
A présent nous devons partir. Au loin j’aperçois
la base de mes ennemis qu’une aversion à jamais impérissable
m’empêchera de pardonner pour leurs crimes. Oui, au loin
j’aperçois l’étendard de la mort qui flotte
avec arrogance dans le ciel de mon ancienne cité. Un drapeau
formé de bandes horizontales blanches et rouges auquel s’ajoute
un rectangle bleu recouvert de cinquante petites étoiles blanches
alignées en colonne. Le drapeau de la honte…
***
12
Juillet 2126, Date Terrienne
11 avril 0023 après Colonisation de la planète Mérica
Lettre
Du professeur Stewart Sturgeon, archéologue international à
Thomas Johnson, Député Démocrate de New Angeles.
Mon cher Thomas,
Je puis affirmer après 10 années de recherches archéologiques
sur Mérica que le peuple hôte de cette planète était
doué d’une intelligence au moins égale, voire supérieure,
à celle de l’homme !
Je sais bien que cela va faire grand bruit en haut lieu et qu’ils
vont tout faire pour m’empêcher de divulguer mes travaux
mais je me battrais pour que la vérité puisse voir le
jour. Je compte d’ailleurs sur toi, mon vieil ami, pour me soutenir
et faire en sorte qu’on m’accorde une vidéoconférence
à Londres dés mon retour sur Terre.
J’ai enfin réussi à déchiffrer le langage
complexe à base de hiéroglyphes et d’autres symboles
cunéiformes de ce peuple. (Je te joins quelques extraits traduits
dans ce courrier). C’est incroyable ! J’ai étudié
ce manuscrit de long en large. C’est une sorte de carnet de voyage
et de livre de pensées, écrit par un de ces êtres.
Des ouvriers l’avaient trouvé dans des fouilles lors de
la reconstruction Post Colonisatrice, après les derniers combats
au Nord de Mérica.
Tu te souviens certainement de ce que dis le gouverneur Ryan en 2103
! « Nous ouvrîmes le feu en toute légitimité
après qu’ils nous attaquèrent, pour riposter ».
Aujourd’hui, j’ai la preuve que le gouvernement américain
mentit au monde et qu’il attaqua dé-li-bé-re-ment
ce peuple, sans leur laisser la moindre chance de survie ! Ce fut un
crime, Thomas, un crime contre une autre humanité.
Si tu savais le mode de pensée de ces gens, tu en resterais abasourdi
! Un peuple libre, heureux, fraternel, basé sur le respect des
races et des différences. Un peuple sans pouvoir, sans armes,
sans volonté de détruire. Te rends tu comptes de ce qu’ils
auraient pu nous enseigner !
Je ne puis t’en dire plus pour l’instant car je me sens
surveillé ces derniers temps. Le W.B.I. sans doute…
Je termine mon rapport et te le fais parvenir le plus tôt possible.
Je te jure que des têtes vont tomber !
Ton Ami
Stewart
Fin