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A neophyction : Science fiction et fantastique
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Par Cash Freddy
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Les secrets d’Arkham

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Extrait de l'histoire :

- Ceci est la marque du Dieu Volkk, Monsieur Barlow. Appelé aussi le Pourfendeur d’âme. Il ne fait aucun doute !
Le professeur Hattameyer suspend son expertise et hisse la tête. Il ressemble à un savant fou que l’on aurait dérangé au cours d’une de ses secrètes expériences. D’oblongs cheveux poivre et sel volent en désordre sur les tempes de son crâne volumineux, encerclant un front haut et sillonné. Il me fixe de ses petits yeux gris, ses sourcils broussailleux froncés d’une inquiétude nouvelle.
- Vous ne savez pas dans quoi vous êtes embarqué, jeune homme… J’ai bien peur que la police d’Arkham soit impuissante face aux forces occultes qui ont été rappelées de leurs prisons. Arkham recèle bien des secrets dépassant la raison des mortels, Lieutenant Barlow !
Sur ces paroles énigmatiques, le parapsychologue réajuste son monocle, comme si il cherchait à régler quelque puissant microscope. Puis, à nouveau, scrute la photographie d’une concentration appuyée.
Je ne savais que penser à entendre un excentrique de la sorte débiter de telles fariboles incohérentes. Et j’aurais pris immédiatement congé de cet énergumène si je n’avais pas eu des ordres émanant en haut lieu. Car si je suis dans le bureau de l’éminent professeur Nathan Hattameyer à solliciter une entrevue - aussi inutile qu’elle me semble être - c’est que la barrière de l’entendement a été piteusement franchie dans notre enquête.
La mort de feu Charles Baker, avocat respecté d’Arkham, était apparemment inexplicable. Nous avions bien cherché à raisonner une reconstitution logique des évènements. Mais lorsque l’on retrouve le tronc ensanglanté d’un homme, ses quatre membres disloqués gisant un peu partout sur la moquette, et son visage horriblement mutilé trônant sur son bureau d’étude ; on devine que quelque chose dépassant la compréhension s’est produit. Surtout quand ses deux associés et sa secrétaire sont dans la pièce attenante à celle du meurtre et que ceux-ci ne témoignent d’aucune présence dans son bureau au moment des faits…
Pendant toute une semaine, nous vérifiâmes les alibis d’une quinzaine de personnes liées à l’entourage de Sir Baker. Associés, amis et proches parents vu que l’avocat était célibataire. Nous les interrogeâmes longuement, dessinant pour chacun un mobile prétextant un tel assassinat. S’ensuivirent de longues journées d’interrogatoires, fouilles et perquisitions. Pourtant, en conclusion, nous ne décelâmes rien de probant et les motivations respectives des suspects ne pouvaient justifier cet acte criminel. Nous cherchâmes alors dans d’autres directions, traçant les schémas ayant pu conduire l’intrusion d’un tiers assassin dans le bureau de Charles Baker. Mais nous nous étions rendu vite à l’évidence lors de la reconstitution du crime ; aucune issue ne pouvait permettre à quiconque de pénétrer dans l’étude du maître à l’insu de tous. Pour y accéder, il fallait emprunter le hall relié à une sonnette d’avertissement, passer par le secrétariat puis traverser un large couloir. Le bureau de la victime était le tout dernier au fond. Impossible d’échapper à l’attention de tous les associés. Quand aux fenêtres extérieures, l’immeuble comptait douze étages et le meurtre avait eu lieu au huitième…
Alors que nos services nageaient toujours dans un brouillard de mystères, un élément définitif allait annihiler toute accusation... Le rapport du coroner était sans équivoque : l’autopsie pratiquée sur Charles Baker affirmait que les démembrements et supplices subis sur le malheureux avaient été provoqués à mains nues. Cela supposait une force destructrice que ne possédait aucun humain... Qui plus est, aucune empreinte ne fut décelée sur le corps de l’avocat. Ne restez donc que la vague piste de ces entailles étranges, comme les lettrines d’un alphabet inconnu, gravées sur l’occiput du défunt....

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