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Quand
la mort vous fait demande... Par ou commencer ? Je l'ignore... Sûrement par le début de la fin, le début de ma fin... Nous sommes nul part, la noirceur tombe en cette nuit froide d'automne. L'orage est pour bientôt; une fois de plus, le ciel déferlera sa rage sur les têtes, apeurants les enfants, captivant les âmes en peine... Qui suis-je? L'une de ces âmes qui erre sans réel but, qui pleure le jour et crie la nuit... Visage pâle et livide orné d'une auréole de mèches noires-azures conférant drame à mon être déjà que trop théâtral... Qui suis-je? L'une de ces comédienne qui chaque jour s'enfonce dans ses rôles, qui toujours y croit plus et qui un jour la réalité fouette bien plus durement que toutes ces illusions... Recroquevillée sur le mince coussinet de la baie-window, je fixe le ciel d'un gris profond tiraillé par la colère des cieux. La maison est si silencieuse, même les fantômes se sont tût pour laisser place au disc ours de la nuit. Je reste là, immobile attendant je ne sait quel signe, attendant, comme à tous les soirs, ma mort... Un
grondement, une vive lumière puis cette froide mains qui s'abat
sur ma gorge... Cette puissance qui m'engourdit un instant, ce regard
d'un bleu fluide et cette emprise de murmures: Lentement,
le froid du corps de cet homme en blanc me trans perçait, ses paroles
chuchotées à mon oreille raisonnaient en mes pensées,
fracassaient tout mon corps... Une fraction de seconde d'hésitation mais si peu avant d'être entourée des ombres, avant de ressentir la mains me retourner et mettre à nue mon âme. Projetée au mur par je ne sait qu'elle force, volent en éclats mes souvenirs... Restent seules ces images torrides de baisers langoureux, de corps enlacés, se souffles étouffés et le fracas des coups... Qui suis-je? Je suis la succube, l'impure en chacun de vous... La voix intrinsèque qui vous guide sur le chemin des plaisirs... Rien
ne sert de me fuir quand on peut m'apprivoiser... Mais sachez-le, à
ce jeu personne n'a su gagner... Fin
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